Voyage Parc national Talampaya, Cuyo Argentin

Informations touristiques sur le fascinant Parc national Talampaya, entre dinosaures et paysages des Andes.

Situation géographique dans le Parc national Talampaya

Le Parc national Talampaya est une merveille à la fois naturelle et culturelle. Le site se situe dans le Centre-ouest de la province de La Rioja, et à 210 km de la ville du même nom, capitale de la Province.
Il se trouve également à 30 km du village de Pagancillo, à 60 km de celui de Villa Unión et à 130 km de celui de Chilecito.

Les 215.000 hectares du parc ont été déclarés Parc provincial puis Parc national, dans le but notamment de conserver la richesse paléontologique et archéologique du lieu. En effet, le site est d’une importance mondialement reconnue, grâce à l’abondance et la qualité de ses vestiges. Art rupestre et fossiles de dinosaures font de cet endroit un lieu unique au monde.

C’est également cette richesse qui justifie l’inscription du Parc au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco. Selon l’institution, « aucun autre endroit sur terre n’a de gisements fossilifères comparables à ceux d’Ischigualasto, témoins de l’évolution de la vie vertébrée et de la nature des paléo-environnements du Trias ».

Enfin, la beauté du Parc, au milieu d’un désert minéral, est exceptionnelle. Traversé par un majestueux canyon aux parois rouges, il offre une géologie incroyable, avec des roches sédimentaires aux formes improbables, érodées par le vent.

Climat : quand se rendre dans le Parc Talampaya ?

La région dans laquelle se trouve le parc Talampaya est caractérisée par un climat aride, semi-désertique. L’ensoleillement est très important dans la zone, avec de faibles précipitations (cependant, en été, les pluies peuvent être torrentielles).

L’amplitude thermique est particulièrement conséquente : les températures peuvent descendre jusqu’à -9º en hiver (juin à août) et monter jusqu’à 50º en été (novembre à mars). Le vent souffle également fréquemment dans le Parc.

Il est conseillé de prévoir de quoi se protéger du soleil (peu d’ombre sur le site) et d’avoir avec soi de l’eau. L’idéal est d’éviter de découvrir l’endroit en dehors des mois les plus chauds, soit de décembre à février, en privilégiant une visite le matin. Voir notre fiche : Quand partir en Argentine

Histoire du Parc national Talampaya

Le site de Talampaya atteste de l’existence de la vie dans la zone dans un passé très lointain. En effet, les nombreux fossiles de dinosaures présents sur le site datent de la période très ancienne du triasique (245 à 208 millions d’années).

C’est il y a environ 225 millions d’années que les dinosaures apparaissent. Les premiers spécimens qui se distinguent sont l’Eoraptor et l’Herrerasaurus, tous deux prédateurs rapides. On trouva le premier exemple de ce dernier dans le parc de la vallée de la Lune en 1960.

Le site est déclaré Parc provincial en 1975. Il devient Parc national en 1997 et est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2000.

Par ailleurs, plus de 100 pétroglyphes représentant des formes figuratives, géométriques ou encore animales ont été retrouvés sur certaines roches du Parc, et témoignent d’une présence humaine entre 640 avant J.C et 1.180 après J.C.

La mise en évidence du site de Talampaya fut tardive, à cause de l’isolement du lieu.
C’est tout d’abord en 1873 qu’un géologue allemand, Alfred Stalzner, découvre le site. Puis, en 1940, c’est le médecin et naturaliste italien Joaquin Frenguelli qui va faire connaître la richesse paléontologique et archéologique du Parc.

La création de la route entre Patquía et Villa Unión va par la suite faciliter l’accès au site.
Enfin, c’est le journaliste et écrivain argentin Federico B. Kirbus qui participa grandement à la renommée de Talampaya.

La faune dans le Parc national Talampaya

Malgré les conditions climatiques extrêmes, il n’est pas rare de rencontrer plusieurs espèces animales dans le Parc national Talampaya.

Des mammifères : comme le renard gris, le chinchilla, le pichi et le mara (gros lièvre).

Des oiseaux : comme le condor andin, l’aigle ou le faucon pèlerin.

En outre, il est possible d’apercevoir des nandous, des guanacos ou même des tarentules sur le site.

Que voir dans le Parc national Talampaya ?

Talampaya est un véritable musée à ciel ouvert, un paysage extraordinaire de roches et de falaises rouges sur lesquelles l’homme a gravé des motifs anthropomorphes, zoomorphes et abstraits, laissant à la postérité un art rupestre dont on ignore encore le sens exact.

La visite commence par le canyon de Talampaya, d’une profondeur de 160 m, où l’on peut admirer les pétroglyphes, dans les secteurs Puerta de Talampaya et notamment Los Cajones.

Ce canyon possède une intéressante particularité : en effet, il a été creusé par le lit du Río Talampaya, désormais à sec. Cela rend la découverte du lieu fascinante : on admire le site depuis le bas du canyon. L’expérience devient exceptionnelle lorsque l’on prend conscience de la démesure des parois rocheuses.
Le garde-parc vous donnera l’autorisation de poursuivre jusqu’à Ciudad Perdida, qui offre un panorama époustouflant sur des roches aux formes étranges.

Les formations géologiques du Parc sont parfois spectaculaires et imposantes. Leurs silhouettes amusantes et intrigantes ont inspiré des noms sympathiques : los Reyes Magos (les Rois mages), La Catedral (la cathédrale), Los Balcones (les balcons), El Tablero de Ajedrez et El Cura (le curé).

quebrada don eduardo

La Quebrada don Eduardo constitue également un bel espace de randonnée, notamment car on y rencontre facilement la faune environnante.

D’un point de vue paléontologique, tout comme sur le site d’Ischigualasto, les scientifiques ont découvert des gisements datant du Trias. Le spécimen le plus remarquable a été baptisé Lagosuchus talampayensis. Son âge de 250 millions d’années en fait l’un des premiers dinosaures de la planète. Un peu plus jeunes, les tortues Palaeocheris talampayensis ont quand même 210 millions d’années !

Il est interdit d’entrer dans le Parc avec un véhicule particulier. Des excursions sont organisées pour voir les principaux sites, d’une durée de 2h30 à 4h30. Il est également possible de faire la visite à vélo (cela dit, la promenade peut s’avérer éprouvante à cause de la chaleur et de la nature sableuse du sol), obligatoirement avec un guide.

Sur place, on trouve un centre d’information, un bar et des toilettes.
Pour avoir plus de renseignements sur le parc Talampaya, ses alentours et pour bénéficier de services annexes (banques, logement…), il faut se rendre à Villa Unión qui est la ville la plus proche.

Hôtels et estancias : où se loger près du Parc national Talampaya ?

À Villa Unión

Hôtel Cañón de Talampaya : cet établissement se situe à 15 km au nord de Villa Unión. Son style pittoresque, caractéristique de la région, s’intègre parfaitement au paysage environnant. Le cadre est magnifique, et des montagnes sont visibles depuis tout l’hôtel. De beaux patios rendent également le lieu très agréable, et l’atmosphère des chambres est élégante. Enfin, les espaces bénéficient d’une belle luminosité.

À La Rioja

Hôtel Naindo Park : cet établissement offre toutes les commodités d’un hôtel haut de gamme. Il est idéalement situé pour rayonner dans les environs, notamment pour visiter les fascinants Parcs nationaux de Talampaya et Ischigualasto (aussi appelée Vallée de la Lune, dans la province de San Juan). Les chambres sont spacieuses, lumineuses et joliment agrémentées de fleurs à profusion. Vous dégustez des plats succulents au restaurant Torrontés, vous appréciez un massage, vous profitez du sauna et de la piscine climatisée en toute tranquillité.

Transports : comment se rendre dans le Parc national Talampaya ?

Pour se rendre sur le site de Talampaya, il faut se rendre à Villa Unión qui donne accès au parc. On y arrive par la Route Nationale nº40 du Sud et du Nord, et par la route provinciale nº76 de l’Ouest et de l’Est.

La ville est également accessible en bus.

En avion : Aerolíneas Argentinas assure des vols réguliers tous les jours à San Juan et La Rioja depuis Buenos Aires.

La visite se fait obligatoirement avec un guide du Parc (des visites sont programmées en permanence depuis l’entrée), et est compris dans le prix d’entrée.

Dans les environs du Parc national Talampaya

Le Parc provincial Ischigualasto, vallée de la Lune : d’un espace correspondant à un peu plus de 63.000 hectares, le Parc Ischigualasto se trouve à 1.200m d’altitude, dans la province de San Juan, à environ 79 km au sud de Talampaya.

On connait également le site sous le nom de vallée de la Lune car la flore est plutôt timide dans la zone, la géographie accidentée, et le sol d’une teinte grise. Il est aussi le refuge de fascinantes formations rocheuses qui datent de 180 à 230 millions d’années : le Perroquet, la Vallée peinte, le Champignon, la Lampe d’Aladin…

Enfin, classé au Patrimoine Naturel de l’Humanité par l’Unesco en 2000, le Parc est unique au monde : il constitue le seul lieu de la planète (avec le site de Talampaya) à abriter des vestiges de la période du Trias (245 à 208 millions d’années), de façon chronologique et globale (squelettes, plantes…).

Valles del Famatina : des vignes, des oliviers, des noyers, quelques cactus, et les Sierras de Famatina comme cadre naturel. Les vallées del Famatina se trouvent à environ 200 km du Parc national et constituent un bel environnement pour pratiquer des activités de plein air comme le VTT, l’escalade, l’équitation ou encore la marche à pied. La zone abrite également de pittoresques et tranquilles villages comme Villa Unión ou Chilecito et de charmants espaces comme la Cuesta de Miranda. Enfin, on peut découvrir dans les vallées del Famatina d’intéressants vestiges de la culture indienne.

Villa Unión : à 60 km de Talampaya, Villa Unión est un tout petit village, et la porte d’accès au parc. Oasis au milieu de nulle part, avec comme décor la cordillère des Andes, l’endroit peut être une étape lorsque l’on découvre la région.

Chilecito : village entouré de petites montagnes et de collines enneigées, Chilecito se situe à 172 km du site de Talampaya, sur la route des vins. A voir dans la bourgade : un musée, celui du Cablecarril, qui évoque l’activité minière de la région, importante dans l’histoire du village, et fait également référence au téléphérique abandonné qui se tient dans les environs, véritable prouesse de l’ingénierie.

Cuesta de Miranda : vous suivez le río Miranda qui vous accompagne le long du parcours de la Cuesta Miranda, à 63 km environ de Talampaya. Vous empruntez la fameuse route nationale nº40 et traversez des panoramas pittoresques et impressionnants. Les paysages sont accidentés, parsemés de cactus, de montagnes aux formes parfois étranges, avec un mélange entre l’orange foncé de la roche et le vert de la flore environnante. Le « Boro Atravesado », est le point culminant du chemin, et bénéficie d’un point de vue magnifique, d’où vous pouvez admirer le vol des condors andins qui peuplent la région.

Circuits passant par le Parc national Talampaya

Argentina Excepción propose plusieurs voyages à la découverte de la région du Cuyo Argentin en passant par le Parc national Talampaya. Voici quelques exemples:

Circuit de Mendoza à la Vallée de la Lune : 10 jours exceptionnels en hôtels de charme, le long d’un parcours somptueux, entre la route des vins argentins et les paysages exceptionnels des Andes.

Autotour Route 40, d’Iguazu à Mendoza, de Salta à Ushuaïa : 38 jours d’exception pour réaliser le voyage d’une vie, découvrir les plus beaux paysages et sites d’Argentine et de Patagonie. Une rencontre inoubliable avec des décors, des cultures, des populations, de la Puna à la Route des vins, en passant par les majestueux lacs et glaciers de Patagonie, sur la mythique route 40.

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