Régions du centre de l’Argentine

Córdoba, Rosario, La Pampa…

CÓRDOBA - VILLE ET PROVINCE

Deuxième ville d’Argentine avec plus de 1,5 million d’habitants, Córdoba est la capitale de la province du même nom. Elle a été fondée en 1573, avant Buenos Aires, dans le vice-royaume du Pérou, dans une région idéalement située entre Lima et la côte Atlantique. Les jésuites y ont joué un rôle essentiel, créant la première université de la future Argentine. Elle demeure un important centre culturel, commercial, touristique et universitaire. La ville mêle bâtiments anciens et modernes, ce qui lui donne un grand cachet, avec en particulier la cité jésuite, récemment inscrite au Patrimoine mondial par l’Unesco. Córdoba offre aussi, à une demi-heure de route à peine, un cadre naturel exceptionnel composé de montagnes, lacs, rivières, et cascades.

CITÉ JÉSUITE - MANZANA DE CÓRDOBA

Les jésuites s’implantent à Córdoba dès sa fondation sur une manzana (pâté de maisons) attribuée par le roi, comme à tous les ordres religieux. Ils décident d’en faire la capitale des Missions de leur future province du Paraguay. Leur ordre s’est fixé deux objectifs : l’évangélisation et l’éducation. Ils fondent donc une université avec une exceptionnelle bibliothèque, un noviciat, une église. Pour se financer, ils font de l’élevage et de la culture dans des estancias installées autour de la ville. C’est ce remarquable ensemble colonial qui a été classé par l’Unesco en 2000 et justifie à lui seul une visite. La puissante Compagnie de Jésus, qui a profondément marqué la ville de Córdoba, sera expulsée en 1767.

SANTA CATALINA - ESTANCIA JÉSUITE

Santa Catalina, fondée en 1622, est la plus grande des cinq estancias jésuites que l’on peut encore visiter aujourd’hui (San Ignacio a disparu). Sur 100.000 hectares, les jésuites y élevaient 25.000 têtes de bétail : bœufs, moutons et mules pour le transport de marchandises. C’est aussi la seule estancia privée, et les propriétaires ne laissent visiter que l’église lorsqu’ils y vivent. Cette église baroque blanche, récemment restaurée, est sans doute la plus belle de toutes les estancias.

JESÚS MARÍA - ESTANCIA JÉSUITE

Créée en 1618, l’estancia Jesús María s’était spécialisée dans la production de vin, dont le Lagrimilla de Oro, l’un des premiers crus d’Amérique servis à la table des rois d’Espagne. Elle abrite un intéressant musée, expliquant notamment la mission évangélisatrice des jésuites. En outre ce musée expose des images et sculptures religieuses très réalistes, exprimant une grande souffrance. Autre curiosité de l’estancia : les toilettes. Caractéristiques des maisons jésuites, ces toilettes ultramodernes pour l’époque utilisaient l’eau courante et une fosse d’évacuation entre deux murs.

CAROYA - ESTANCIA JÉSUITE

L’estancia Caroya, de style créole, est la première des jésuites de Córdoba, qui l’ont fondée en 1616. Tous les mois, elle envoyait en ville des sacs de farine, de légumes, de fruits, du vinaigre, du vin et de l’eau de vie. Elle a connu plusieurs vies après l’expulsion des jésuites : fabrique d’armes, poste, maison d’accueil pour les immigrants. Pendant les guerresd’indépendance, au début du XIXe siècle, des généraux s’y sont réunis pour décider de l’avenir du pays.

LA CANDELARIA - ESTANCIA JÉSUITE

Enclavée en pleine montagne à 220 km de Córdoba, La Candelaria est la plus récente des estancias (1683). Elle produisait essentiellement des mules, principal moyen de transport des marchandises depuis le Haut Pérou au temps de la colonie. Son éloignement et son isolement expliquent son architecture particulière, avec des murs épais et peu d’ouvertures. Seule émerge la très jolie petite église blanchie à la chaux.

ALTA GRACIA - ESTANCIA JÉSUITE

L’estancia Alta Gracia, fondée en 1643, est la seule qui se situe au cœur d’un village. Elle offre aussi les expositions les plus complètes dans ses murs d’architecture baroque. A côté, on peut encore voir le « tajamar », un bassin de rétention d’eau construit en détournant les eaux de la rivière pour arroser les cultures. L’estancia accueille le musée Casa del Virrey Liniers. C’est Santiago de Liniers, de son vrai prénom Jacques, un immigré français de fraîche date devenu officier de marine dans la colonie espagnole, qui a organisé la résistance aux invasions anglaises en 1806 et 1807 et a même été nommé vice-roi.

SANTUARIO NUESTRA SEÑORA DE LOURDES - ALTA GRACIA

A 3 km du centre d’Alta Gracia, se trouve la réplique exacte de la grotte de Lourdes française, construite entre 1915 et 1916. Une église de style colonial a été érigée 10 ans plus tard à ses côtés. Elle est l’œuvre de l’architecte Dr. Jorge Bunge et décorée avec des motifs de Lourdes et de l’ordre de Carmen. L’idée vient de deux femmes de Buenos Aires, Guillermina Achával Rodríguez y Delfina Bunge de Gálvez, qui voulurent reproduire en Argentine une copie de la Vierge de Lourdes de France pour lui témoigner leur gratitude suite à l’exaucement de leur prière.

La grotte en pierre naturelle a été aménagée au mieux pour la méditation et la prière. Une statue de marbre blanc, œuvre du sculpteur Héctor Rocha, représente la Vierge Marie de Lourdes. A l’extérieur de la grotte, des bancs permettent aux fidèles d’écouter la messe.
A la fin du mois d’août 2011, l’un des prêtres vit une apparition de la Vierge à la place de la statue qui avait été retirée de l’église pour rénovation. Ce phénomène mystérieux créa un engouement chez les fidèles qui viennent aujourd’hui de tout le pays pour contempler l’image de la Vierge, lui demander des faveurs ou la remercier. Le 10 septembre, jour d’anniversaire de la bénédiction inaugurale de la grotte, attire particulièrement les pèlerins tout comme le 11 février, fête de la Vierge de Lourdes.
Cette dernière est l’une des plus grandes démonstrations de foi de la Province de Córdoba. Le pèlerinage jusqu’à la Grotte de Lourdes rassemble chaque année plus de 100 000 fidèles. Il débute par la cérémonie de rosarios de l’aube à 5h30. A 6h a lieu la messe des pèlerins puis s’ensuit une cérémonie. En ce jour est aussi célébrée une messe pour les familles et la messe solennelle présidée par l’archevêque de Córdoba.

TOUR DE L'HORLOGE ET LAC TAJAMAR - ALTA GRACIA

Construite en 1938 en commémoration du 350ème anniversaire de la création d’Alta Gracia, elle représente les différents étapes qui ont marqué l’histoire de la ville. La base de la tour en pierres brutes évoque l’époque précolombienne. La partie centrale, d’inspiration coloniale arbore sur la face principale une sculpture de la Virgen de la Merced, sainte patronne de la ville, représentant l’époque hispanique et l’evangélisation. Enfin, l’horloge dotée d’un clocher de bronze située au sommet de la tour symbolise la modernité. Sur chacune de ses arêtes on peut observer les visages des principaux acteurs de l’histoire de la région: l’amérindien, le jésuite, le conquistador et le gaucho.

Actuellement il s’agit du secrétariat municipal du tourisme. Il est possible de visiter le Reloj Público et de monter les trois niveaux jusqu’à l’engrenage afin de profiter de la vue panoramique sur la ville et les montagnes alentours.

La Tour de l’horloge est située au pied du lac Tajamar, ancien barrage construit par les jésuites en 1643 afin de retenir les eaux du fleuve los Paredones. Il s’agit du premier barrage de la province de Cordoba dont la fonction était de constituer une réserve d’eau destinée à l’irrigation et au fonctionnement des moulins à farine. Aujourd’hui les touristes et habitants d’Alta Gracia viennent se balader aux abords de cette lagune qui offre une promenade agréable.

CANDONGA

L’estancia Candonga bénéficie d’un bel espace naturel de 150 hectares, au cœur des montagnes Sierras Chicas, dans la province de Córdoba, à 30 mn de la ville. Ce territoire, qui bénéficie de paysages magnifiques, est également riche en histoire : ce lieu a été marqué par la présence aborigène et jésuite. De jolies chapelles, la Capilla de San Cayetano, la Capilla Nuestra Señora del Rosario (classée Monument Historique) et celle de San José, magnifient le décor environnant, grâce à leur architecture coloniale notamment. Idéal pour se reposer, l’endroit est aussi propice aux activités de plein air comme le trekking, la promenade à cheval, la descente en rappel, la pratique du VTT ou encore le safari photos. Accueillante, Candonga offre également aux visiteurs l’occasion de découvrir l’artisanat local, de se ressourcer ou de se restaurer sur place.

PUEBLO ESTANCIA LA PAZ - CORDOBA

Ce lieu unique combinant harmonieusement histoire, nature et architecture fût la demeure secondaire du Président Julio A. Roca. Il se trouve au coeur de la région de Sierras Chicas à 14 kilomètres de Jesus Maria et à 60 kilomètres de la ville de Cordoba, dans une vallée tranquille qui bénéficie de conditions climatiques et géographiques privilégiées.

Aujourd’hui il s’agit d’un lotissement privé luxueux qui s’étend sur une superficie totale de 501 hectares dont la moitié constitue la zone résidentielle, divisée en 240 lots. Le reste de la propriété abrite l’estancia aujourd’hui reconvertie en hôtel boutique de 14 chambres, avec son emblématique parc exotique réalisé par le paysagiste français Carlos Thays en 1901. On y trouve également un terrain de golf, deux terrains de polo, un terrain de tennis et un lac artificiel.

MUSÉE ROCSEN

Le Musée Rocsen est le fruit des innombrables collections réunies par Juan Santiago Bouchon, un ancien résistant français, passionné d’anthropologie et d’art. L’histoire du lieu est tout aussi fascinante que la richesse de ses collections. Son créateur a élu domicile en 1969 dans un lieu sauvage, à 5 km de Nono, localité la plus ancienne de la province de Cordoba, dans la Vallée précambrienne de Traslasierra. Son musée éclectique rassemble plus de 30 000 objets, dans des disciplines aussi diverses que la science, l’art ou la technologie.

Il résume ainsi la vocation universelle de l’oeuvre de toute une vie: “je désire que, dans mon musée, on rencontre toute l’humanité, pour tous les hommes”. Il rend d’ailleurs hommage aux grands penseurs de l’humanité avec une cinquantaine de statues qu’il a mis 6 ans à concevoir et façonner.

MUSEE DU CHE - ALTA GRACIA

Villa Nydia est la maison dans laquelle a vécu Ernesto Rafael Guevera et sa famille de 1935 à 1937 et de 1939 à 1943. La demeure est déclarée bien patrimonial lors de son achat en novembre 2000 par le municipalité d’Alta Gracia, pour ensuite ouvrir ses portes en tant que musée le 14 Juillet 2001.

L’aménagement de la maison veille à respecter au mieux l’agencement d’origine pour permettre au visiteur de se plonger dans l’histoire du légendaire médecin et révolutionnaire argentin. Au fur et à mesure de la visite on peut suivre l’évolution d’Ernesto de l’enfance à l’adolescence. Les photos, manuscrits et objets de la vie quotidienne exposés permettent de retracer le parcours idéologique du Che au travers de ses lectures, de ses rencontres et de ses différents voyages en Amérique Latine, jusqu’à devenir une figure universelle et le visage de la révolution cubaine. Pour compléter la visite une salle de projection diffuse deux courts documentaires: l’un sur son enfance, l’autre sur la révolution cubaine.

MUSEE MANUEL DE FALLA - ALTA GRACIA

Propriété du Dr. Angel Gallardo, ce chalet dénommé “Los Espinillos” est dédié à l’illustre compositeur espagnol Manuel de Falla venu y vivre ses dernières années, de 1942 à 1946. Parmi ces oeuvres majeures figurent entre autre: la Vida breve, el Amor brujo, el Sombrero de tres picos, Noches en los jardines de España, toutes empreintes de la beauté de son pays natal.

En 1956 le gouvernement de la province de Cordoba fait acquisition du chalet dans lequel il est venu s’installer après la guerre civile espagnole pour y terminer son oeuvre la Oratoria Atlantica. Le 14 novembre 1970 il est inaugurée en tant que musée. Dans ses six salles sont exposés les objets personnels, photos, partitions et correspondances du musicien originaire de Cadix. La pièce maîtresse de l’exposition est le piano de marque The Eavestaff qui trône dans la salle Juan José Castro.

BODEGA LA CAROYENSE

Elle se situe le long de l’avenida San Martin qui traverse la localité de Colonia Caroya, à 55 km au nord de la ville de Cordoba dans la région de Sierras Chicas. Elle voit le jour en 1930 en tant que coopérative régionale avant de devenir l’une des bodegas les plus importantes d’Argentine. Ses membres fondateurs étaient tous immigrants frioulans, ce qui explique l’architecture de la façade principale de l’établissement, similaire à celle de l’église cathédrale de la ville italienne d’Udine.

Plusieurs agrandissements ont été réalisés au fil du temps pour atteindre à terme une surface d’exploitation de 10 000 m² et une capacité de production de 16 millions de litres. Dans cette propriété sont élaborés des vins régionaux, de messe, haut de gamme et grappa. Depuis 2004 on y produit du vin blanc mousseux, le premier élaboré dans la région de Cordoba. Il est possible de réaliser une visite guidée des anciennes anciennes installations, comme les espaces souterrains où le vin était conservé, et ainsi se replonger dans l’histoire de la coopérative. Le circuit comprend également une visite des installations modernes où sont expliquées les différentes étapes de l’élaboration du vin: traitement de la vigne, récolte, broyage, fermentation, filtration et pasteurisation. A la fin du parcours une dégustation des vins de la bodega est organisée.

VALLE DE PUNILLA - LA CUMBRE

Perchée dans la montagne à 1.141 m d’altitude et à une centaine de km au nord-ouest de Córdoba, le village de La Cumbre doit sa renommée au parapente. Le site de décollage de Cuchi Corral a même accueilli la Coupe du monde en 1999. On peut y faire un baptême en tandem, ainsi que du parachute. La verdoyante Valle de Punilla offre aussi tout un tas d’autres activités, telles que la randonnée, le VTT, l’équitation, le golf, la baignade en rivière. L’installation de familles anglaises pour construire le chemin de fer au début du XXe siècle est à l’origine du style architectural européen de La Cumbre.

VALLE DE CALAMUCHITA - LA CUMBRECITA - CERRO CHAMPAQUI

Au sud-ouest de Córdoba, le Valle de Calamuchita est le paradis des randonneurs dans un paysage de montagnes verdoyantes, de lacs, rivières et cascades. Le Cerro Champaqui, plus haut sommet des sierras à 2.790 m, est réservé aux plus sportifs. Les excursions guidées partent de La Cumbrecita, un village tranquille, entièrement piéton, au milieu des pins, qui s’est déclaré zone de protection de l’environnement. Il a été fondé au début du XXe siècle par des immigrants allemands.

VILLA CARLOS PAZ

Station de villégiature, Villa Carlos Paz se trouve à 36 km de Córdoba, au bord du lac Roque dans les Sierras Chicas. En été, les touristes affluent pour des vacances au bord de l’eau, attirés notamment par ses nombreuses activités nautiques et sa grande animation nocturne. Villa Carlos Paz se situe sur la route du Parc national El Condorito.

MINA CLAVERO

Le village de Mina Clavero, à 170 km au sud-ouest de Córdoba après la Quebrada del Condorito, est un lieu de villégiature très prisé en été. Il est traversé d’une rivière aux eaux cristallines bordée de plages et de jolies promenades. On trouve dans les environs d’autres bassins naturels et des gorges dans un paysage de basse montagne des plus agréables. L’endroit idéal pour se reposer et faire de grandes balades à pied ou à cheval. Après le petit village de Nono, une curiosité : le musée Rocsen dans lequel un anthropologue et collectionneur a amassé plus de 11.000 pièces éclectiques incluant nombre d’antiquités.

EL CONDORITO - PARC NATIONAL

Le Parc national El Condorito a été créé en 1996, sur 37.000 hectares, pour protéger le condor, si emblématique de la région andine. Les condors viennent nicher dans la gorge, entre 1.900 et 2.300 m, et, avec un peu de chance et des jumelles, on peut observer les oisillons en train d’apprendre à voler, un spectacle rare. Pour rejoindre la falaise d’observation, il faut marcher quelques 10 km depuis l’entrée du parc, dont l’accès se situe sur la route provinciale 34, entre Córdoba et Mina Clavero, au sud.

ONGAMIRA

Au nord des Sierras Chicas, à 1.200 m, Ongamira est un massif vieux de 120 millions d’années, dont les roches rouges ont été modelées par le vent et la pluie. C’était le territoire des indiens Comechingones, qui ont tenté de résister aux conquérants espagnols, notamment en se réfugiant dans les nombreuses grottes du massif. Aujourd’hui, c’est un paysage d’une tranquillité absolue.

LOS TERRONES

Au nord du Valle de Punilla, la nature a formé un paysage aussi étrange que méconnu, Los Terrones. Comme à Ongamira, l’érosion du temps et du climat a imprimé des formes amusantes à ces massifs sablonneux. Certains y reconnaissent les visages de héros, des tortues ou des chameaux. D’autres donnent foi à des légendes ou à l’apparition d’ovnis. Les rivières ont formé gorges et ravins. Le parc, situé à 1.400 m, est protégé et accessible depuis la commune de Capilla del Monte.

MAR CHIQUITA - RÉSERVE PROVINCIALE

Au nord-est de Córdoba, le lac salé de Mar Chiquita, avec ses 6.000 km2, est le plus grand d’Argentine. Sa salinité, qui vient du sulfate de sodium présent dans son sol, est supérieure à celle de l’océan, même si des espèces d’eau douce s’y sont acclimatées. 350 espèces d’oiseaux y ont élu domicile, dont les flamants roses et les perroquets, ainsi que des oiseaux migrateurs comme le faucon pèlerin (en Décembre). Le vent et les vagues lui donnent l’aspect d’une véritable mer intérieure. Son rivage est en partie inhabité et le site, protégé par la réserve provinciale Mar Chiquita, n’a pas été dénaturé.

CHACO - PARC NATIONAL

Le parc national Chaco a été créé en 1954 sur 15.000 hectares, à 120 km au nord-ouest de Resistencia, capitale de la province de Cacho, pour protéger la forêt de quebrachos, un arbre riche en tanin longtemps surexploité pour l’industrie du cuir. C’est une région humide, au climat subtropical, alternant savanes de palmiers et marais, riche en faune et en flore, un refuge pour le singe hurleur et le perroquet. Les communautés indigènes Tobas et Mocovíes, descendant des premiers habitants de la région, vivent encore à proximité du parc. La meilleure saison pour découvrir le Chaco s’étend d’avril à octobre.

PILCOMAYO - PARC NATIONAL

Parc national Río Pilcomayo a été créé en 1951 sur près de 48.000 hectares pour préserver un écosystème typique du Chaco humide et oriental (nombreuses lagunes). Il est situé à la frontière du Paraguay, à environ 130 km au nord de Formosa. On peut y observer des nandous, une espèce en danger ressemblant à l’autruche, des aguará guazú, un grand renard en voie d’extinction, le cariama huppé aux pattes rouges, un oiseau qui préfère marcher plutôt que voler. La laguna Blanca, d’une superficie de 800 hectares, est le point d’eau le plus important du parc, où vivent des caïmans et le boa curiyú.

BAÑADO LA ESTRELLA - FORMOSA

Peu connue, cette zone humide de 400.000 hectares, située à 300 km à l’ouest de Formosa, est alimentée par les crues du río Pilcomayo. Ce système lacustre, classé en aire protégée, a entraîné la formation d’un microclimat subtropical dans une région semi-aride. Comme dans les Esteros del Iberá, il s’agit d’un écosystème extrêmement riche et précieux. Les forêts inondables de palmiers, aulnes ou quebrachos du Bañado La Estrella abritent des capybaras, des caïmans, des tapirs, des fourmiliers ou encore de nombreux de serpents.

ROSARIO - VILLE

Rosario est la ville la plus importante de la province de Santa Fe, bien que la ville de Santa Fe en soit la capitale. Avec la banlieue, elle compte plus de 1,1 million d’habitants, ce qui en fait la troisième ville d’Argentine après Buenos Aires et Córdoba. Située sur la rive gauche du Río Paraná, Rosario est un important port de commerce, un centre économique de première importance et une agréable ville du Litoral argentin. Le Monumento Histórico Nacional a la Bandera commémore la première fois où a été hissé le drapeau argentin, en 1812. Rosario est la ville natale d’Ernesto Che Guevara et un centre d’art contemporain de tout premier ordre avec les musées Castagnino, le Macro et le centre culturel du Parque de España.