Voyage province de Buenos Aires, Argentine

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BUENOS AIRES

La ville de Buenos Aires, capitale du pays, répond au nom officiel de Ciudad Autónoma de Buenos Aires (CABA). Elle s’étend sur la rive occidentale du río de la Plata, dans la plaine de la Pampa. Avec ses 2.900.000 habitants (15 millions au total en comptant sa grande agglomération), elle est la treizième plus grande ville au monde. Elle se démarque par une architecture très éclectique qui mêle gratte-ciels modernes, joyaux de l’Art Nouveau et façades néo-gothiques.

DELTA DEL PARANÁ

Le Delta del Paraná est un grand delta fluvial de 30 km carrés, fruit de la confluence entre le Río Paraná et le Río de la Plata. A seulement une heure de train de la capitale, le delta permet une escapade dans une nature luxuriante. La meilleure manière de découvrir la ville de Tigre (290.000 habitants) et son delta est le bateau. Une multitude de canaux serpentent au milieu des îles où nombre de personnes ont choisi d’installer leur résidence principale ou secondaire. C’est une promenade très agréable pour échapper au rythme effréné de Buenos Aires, en se laissant promener à bord d’un catamaran ou en s’enfonçant dans la nature avec un canoë ou un kayak.

RÍO DE LA PLATA

Le Río de la Plata est un estuaire immense de la côte Atlantique, large de 48 km et long de 290 km, formé par les fleuves Uruguay et Paraná. Il sépare deux ports majeurs, les capitales argentine et uruguayenne, Buenos Aires et Montevideo. Le « fleuve d’argent » constitue une voie de transport naturelle pour les nombreux échanges entre Buenos Aires et l’Uruguay (Montevideo mais aussi Colonia). A l’époque coloniale, l’intérêt stratégique du delta et de ses environs a été la source de conflits, d’abord entre indigènes et Européens puis entre Espagnols et Portugais. L’Argentine bénéficie donc d’une belle fenêtre sur l’extérieur, facilitant les flux de marchandises mais aussi de personnes tout au long de l’année.

TIGRE

Tigre est la ville d’entrée du delta de Paraná. Peuplée de 290000 habitants, elle est le carrefour des échanges commerciaux et touristiques de la zone. Ses principaux lieux d’intérêts sont le musée des beaux-arts, dont la belle bâtisse remonte au XIXe, et le port aux fruits, qui fourmille à toute heure d’incessants commerces de primeurs et d’ouvrages d’osier.

LA PLATA

La capitale de la province de Buenos Aires, La Plata (574.369 habitants), se situe près du Río de la Plata, dont elle a hérité le nom à sa fondation en 1882. C’est l’une des rares villes pensées et bâties entièrement en quelques années à partir d’un projet de cité idéale : un carré parfait avec des diagonales reliant les parcs et les places tous les six pâtés de maisons, 12 mètres carrés d’espace vert par habitant, un axe monumental entre la place Moreno, où a été posée la première pierre, et la place Rivadavia, qui s’ouvre sur le Paseo del Bosque, le poumon vert de la ville. La Plata, c’est la ville des diagonales et des tilleuls, disent ses habitants. Cependant, elle est principalement réputée pour son Université, l’une des plus importantes d’Argentine.

SAN ANTONIO DE ARECO

À 110 km au nord-ouest de Buenos Aires, le village de San Antonio de Areco est au cœur des traditions gauchesques de la pampa, un endroit idéal pour le tourisme d’estancia, au milieu des élevages de bovins et de chevaux. Le 10 novembre, jour de la tradition, s’y donnent rendez-vous tous les gauchos du pays pour une grande fête d’une dizaine de jours. Vêtus de pantalons bouffants, parés d’une ceinture argent et de couteaux, les gauchos paradent à pied ou à cheval au cours d’une fête qui accueille musiciens, poètes et danseurs autour de nombreux asados. Cet hommage aux éleveurs trouve son origine dans la légendaire estancia La Porteña de l’écrivain Ricardo Güiraldes, inventeur du roman gauchesque. Elle est ouverte à la visite.

PILAR - CAPITALE DU POLO

Pilar est l’une des plus anciennes localités de la région de Buenos Aires, dont les premières traces remontent à 1580. C’est aussi là qu’a été signé un traité en 1820 à l’origine du fédéralisme argentin. Mais, aujourd’hui, Pilar est avant tout la capitale nationale du polo, sport équestre dans lequel les Argentins excellent. La bourgade compte 200 terrains de polo, 14 des meilleurs joueurs du monde et l’Association argentine de polo.

LUJÁN

Fondée au début de la colonie, Luján, à l’ouest de Buenos Aires, est le plus haut lieu de pèlerinage argentin. La basilique a été fondée à la fin du XIXe siècle par un père français, Jorge Salvaire, et construite par l’architecte français Ulderico Courtois. Ce temple néogothique de plus de 110 m de haut est dédié à la Vierge de Luján, sainte patronne de l’Argentine, fêtée le 8 Décembre. Tous les ans en octobre, des pèlerins s’y rendent à pied depuis Buenos Aires (65 km). La ville est agréable et compte aussi un intéressant musée historique et colonial et un zoo, à 4 km.

PINAMAR

Beaucoup plus petite que Mar del Plata, Pinamar (20.000 hab.) est devenue une station balnéaire à la fois familiale et élégante. Ses dunes permettent diverses activités telles que le quad, les balades à cheval ou à pied. Elles donnent aussi à la ville sa physionomie particulière, et de nombreux pins et acacias ont été plantés pour les contenir. D’autres stations balnéaires sont proches de Pinamar, comme Villa Gesell, également dans les dunes, deuxième ville touristique de la côte Atlantique après Mar del Plata.

MAR DEL PLATA

Capitale du tourisme balnéaire argentin, Mar del Plata (540.000 hab.) accueille chaque été des centaines de milliers de vacanciers amateurs de plages. Autrefois station balnéaire élitiste, « la perle de l’Atlantique » a perdu de son cachet en raison d’une construction immobilière effrénée mais garde quelques édifices imposants, comme le casino. Les week-ends d’été, les Portègnes viennent s’y réfugier pour échapper à la chaleur étouffante de la capitale. Pour trouver un peu plus de tranquillité, on peut aller jusqu’à Mar Chiquita, à une trentaine de kilomètres au nord. Mar del Plata est aussi un grand port de pêche et accueille tous les deux ans un prestigieux festival de cinéma.

NECOCHEA

Endormie l’hiver, Necochea (65.500 hab.) s’active en été avec l’arrivée des vacanciers, venus profiter des plus larges plages du pays, qui s’étendent sur plus de 70 km. La côte rocheuse, découpée par l’océan, est particulièrement jolie. Les baleines viennent parfois jusque-là. Necochea est aussi un important port de pêche.

TANDIL - VILLE ET SIERRAS

Tandil (108.000 hab.), à 160 km au nord-ouest de Mar del Plata, est un gros centre de production de fromage et charcuteries. Une curiosité géologique attire les visiteurs : la Piedra movediza, une énorme roche de forme conique en équilibre précaire au bord d’un précipice. Elle a fini par tomber en 1912 et la pierre que l’on peut voir aujourd’hui est une réplique installée en mai 2007 et inaugurée par le chef de l’État en personne. Les Sierras de Tandil, une chaîne de montagne de 2,5 millions d’années, permettent de pratiquer randonnée et escalade.

SIERRA DE LA VENTANA

Oasis de fraîcheur et d’écotourisme au cœur de l’été, à 120 km de Bahía Blanca, Sierra de la Ventana offre de nombreuses activités nature : randonnée, équitation, escalade, pêche, etc. L’ascension du Cerro Tres Picos, à 1.239 m, prend la journée. Dans le parc Ernesto Tornquist, on marchera jusqu’à la Gorge du diable et au Cerro Ventana, à 1.136 m, qui offre un beau panorama sur les collines et la pampa.

LA PAMPA

La Pampa est une vaste province limitrophe au Sud avec Río Negro, Mendoza et Neuquén, délimitée par l’intersection du río Colorado avec la méridienne de Buenos Aires (68º 15′ O). Située au centre du pays, elle est caractérisée par un vaste bassin assez homogène, traversée par une grande diagonale de forêts de calden, arbre originaire de là qui s’est répandu dans tout le pays. La pampa humide, zone la plus plate, s’étend sur 500 km au Sud de Córdoba et Buenos Aires. On peut y observer toutes sortes d’oiseaux autour des lagunes. Elle cède le pas à une zone semi-aride plus au sud, puis tout à fait aride en approchant de la Patagonie. A l’ouest de cette frange aride, le marécage des Bañados del Río Atuel est un véritable réservoir de faune, avec des pumas, guanacos, vizcachas, ñandú, renards et lièvres de Patagonie.

Autre joyau naturel, le Parc national Lihué Calel, le seul de la province, renferme peintures rupestres et forets originelles. Autrefois peuplée d’indigènes tehuelches, la région a subi les meurtrières campagnes du désert de Rosas et reste aujourd’hui une zone assez peu peuplée enclavée à l’intérieur des terres. L’élevage est l’activité économique principale dans toute la province ; bovin principalement, mais aussi ovin et porcin. Le nord-ouest de la province privilégie les cultures intensives de céréales, fourrages et soja, qui atteignent des rendements inégalés grâce à une terre particulièrement riche et un bon taux de précipitations. Dans le sud-est de la province, des entreprises d’hydrocarbures exploitent les gisements de pétrole du bassin Neuquén et de gaz de Medanito. La plus grande zone de production de chlorure de sodium du pays se trouve aussi dans la province, à Salinas Grandes de Hidalgo.

SUIPACHA

La petite ville rurale de Suipacha est située au Nord de la province de Buenos Aires. Elle est au milieu de la Pampa Ondulada, ainsi nommée en raison d’un léger vallonnement de la grande plaine qui entoure la capitale. Ses activités économiques principales sont l’élevage et l’agriculture.

Les terres de Suipacha étaient à l’origine incluses dans la région de Mercedes et d’Areco, où deux fortins avaient été bâtis par le jeune gouvernement issu de la Révolution de Mai. Ce n’est qu’en 1865 que le disctrict de Suipacha acquit sa superficie actuelle, et son nom actuel inspiré de la première bataille gagnée par le Général Antonio González Balcarce en 1810 lors de la Guerre d’Indépendance de Bolivie (Haut Pérou à l’époque). L’année suivante, en 1866, la compagnie ferroviaire de l’Ouest contribua à la croissance du jeune village en le mettant sur le tracé de la nouvelle ligne entre Mercedes et Chivilcoy, et Suipacha devint un bourg indépendant en 1875. En 1915, une vague d’immigration basque initia l’industrie laitière qui est toujours la première ressource économique.

La route du fromage  le long de la route nationale 5 ouvre les portes des lieux d’élevages, des fabriques laitières et des caves à fromages d’une grande variété; à pâte dure ou molle, de vache, de chèvre, de brebis ou de buffle, natures ou parfumés…