Le film argentin Paulina primé au Festival de Cannes

Le film, réalisé par Santiago Mitre, raconte l'histoire d'une femme qui choisit de changer de carrière et d'enseigner dans une région défavorisée d'Argentine.

Dolores Fonzi-CC Semaine de la Critique Festival de Cannes

Alors que tous les cinéphiles de la planète attendent avec impatience la Cérémonie de clôture du 68e festival de Cannes, une section parallèle vient de primer un long métrage argentin.

Le cinéaste de Buenos Aires Santiago Mitre a ainsi obtenu le Grand Prix de la Semaine de la Critique, un prix à part entière qui se consacre, depuis ses débuts, à la découverte des jeunes talents. Cette section s’est en effet fixée pour mission de mettre à l’honneur les premières et secondes œuvres des cinéastes du monde entier. Principalement connu pour sa participation à plusieurs scénarios du réalisateur Pablo Trapero, comme Carancho ou encore Elefante Blanco, le cinéaste Santiago Mitre a réalisé seul son premier long métrage en 2011, El Estudiante.

Dans ce deuxième film, le réalisateur porteño nous plonge dans l’atmosphère pesante d’une région pauvre de l’argentine, avec ses difficultés et ses dangers. Paulina, jeune femme de 28 ans, prend la décision de ne pas poursuivre sa brillante carrière d’avocate afin de se consacrer à l’enseignement dans une région pauvre d’Argentine. Alors qu’elle s’accroche à sa mission d’éducation dans l’école lugubre du village, elle est violemment agressée par une bande de jeunes et découvre que certains d’entre eux sont ses élèves. Malgré l’ampleur du traumatisme qu’elle a vécu et l’incompréhension de sa famille, Paulina va tâcher de poursuivre son idéal social.

L’actrice principale, Dolores Fonzi, explose dans son rôle d’enseignante fidèle à ses convictions politiques et investie de sa mission d’éducation. Basé sur La Patota de Daniel Tinayre (Argentine, 1961), c’est l’un des films « les plus dérangeants de la sélection 2015 » comme l’indique un communiqué du Festival, puisqu’il interroge de façon intense l’idée de justice ainsi que celle de la situation féminine.

Le prix a été décerné par l’Israélienne Ronit Elkabetz, présidente du jury de la 54e semaine de la Critique. On attend désormais avec impatience la date de sortie de Paulina dans les salles françaises !

Voir la bande-annonce.

Pour en savoir plus sur le cinéma argentin, vous pouvez consulter notre guide complet.