Un Institut scientifique ouvre ses portes à Buenos Aires

30 novembre 2012Société

Le nouveau fleuron de la recherche s'est installé à Palermo. Un institut qui n'a rien à envier à ceux du "Premier Monde" selon le directeur Eduardo Arzt.

médicamentsD’amples laboratoires aux grandes fenêtres, un équipement à la pointe: le nouvel Institut de Biomédecine de Buenos Aires – Institut Partenaire de la Société Max Planck est un centre scientifique européen moderne, qui vient de s’installer en plein cœur du quartier de Palermo. Un institut scientifique qui n’a rien à envier à ceux du « Premier Monde » comme le dit fièrement Eduardo Arzt, son directeur.

Et il a de quoi l’être ! En 2006, l’endroit où se dresse aujourd’hui l’édifice flambant neuf était une friche avec des bâtiments en piteux état appartenant aux ex Bodegas Giol. Il fallut ainsi prendre en charge la cession de ce terrain, concevoir le projet, le construire et former les équipes scientifiques, regroupant plus de 100 chercheurs. Dans quelques mois ce ne sont pas moins de trois instituts internationaux qui collaboreront ici.

Un projet qui s’est donc convertit en 1200 m2 de laboratoires, de salles de culture, de microscopie de dernière génération, de salons de séminaires et de bureaux pour les chercheurs, dans un environnement conçu d’après les standards d’une des organisations scientifiques les plus prestigieuses au monde: la Société Max-Planck, où travaillent et ont travaillé 17 prix Nobel.

Créée en 1948, la « Société Max-Planck pour le développement des sciences » est une organisation allemande à but non lucratif qui poursuit une mission scientifique de recherche fondamentale. Elle fut nommée ainsi en l’honneur du physicien Max Planck qui reçut le prix Nobel de physique en 1918 pour ses travaux relatifs à la théorie des quanta, ouvrant la voie à la mécanique quantique.

A la pointe de la technologie, tous les étages de l’Institut porteño disposent ainsi d’une unité spéciale maintenant un courant stable. De plus, des espaces uniquement réservés aux « ultracentrifugeuses » ont été pensé, ainsi que des réservoirs d’azote liquide destinés à garder le matériau biologique à -120°. Des tables anti vibrations pour peser la matière en microgrammes, et une pièce radioactive afin de travailler avec des isotopes ont également été installées.

L’une des dernières acquisitions de l’Institut est un microscope confocal Zeiss de dernière génération qui fut envoyé en Allemagne la semaine dernière afin d’être calibré par un technicien de l’entreprise qui le fabrique. Cet outil d’une extrême sensibilité devra donc être manié sur un sol anti vibrations. La particularité de ce type de microscope est de pouvoir réaliser des images de très faible profondeur de champ (environ 400 nm).

Les scientifiques qui ont intégré le nouveau fleuron de la recherche argentine ont du passer pas un processus de sélection ardu, celui-là même qui caractérise la Société Max-Planck. Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs quitté des postes dans des centres de recherche européens ou nord-américains pour revenir au pays.

Comme l’indique le directeur de l’institut, l’objectif n’est pas seulement d’étudier et de comprendre les mécanismes qui expliquent des maladies dégénératives telles que le Cancer, Alzheimer ou Parkinson, mais que ces découvertes puissent ensuite se concrétiser avec des innovations concrètes ou des médicaments.

Une bonne nouvelle pour Buenos Aires, qui dispose enfin d’un lieu à la hauteur des compétences de sa matière grise scientifique.