La quête de médailles des Argentins à Londres

23 juillet 2012Sport

Fortement attendus tous les quatre ans, les Jeux Olympiques de Londres réuniront cette année les meilleurs sportifs de la planète.

Luciana Aymar A chaque édition, les Jeux Olympiques éveillent un intérêt certain bien au-delà des simples cercles sportifs.

Récemment, l’agence Goldman Sachs, connue depuis la crise des subprimes de 2008, a révélé ses pronostiques concernant les résultats des sportifs espagnols, brésiliens, argentins, mexicains et colombiens lors des prochains Jeux.

Selon l’agence américaine, chacune de ces nations devrait vraisemblablement accroitre le nombre de médailles glanées.

Les efforts consentis par ces sportifs seraient donc récompensés par une évolution positive des résultats par rapport à l´édition 2008 des Jeux Olympiques à Pékin.

L’Argentine attend bien évidemment de ses athlètes qu’ils se dépassent et rapportent quelques médailles depuis l’Europe.

Mais ces Jeux ont également une saveur particulière pour le pays, qui connaît des tensions avec le Royaume-Uni à propos des îles Malouines. Ces iles, britanniques depuis 1833, sont encore et toujours revendiquées par l’Etat Argentin (cf. guerre des Malouines en 1982).

Le Comité Olympique argentin diffusa en mai un spot mettant en scène l’un de ses sportifs, le joueur de hockey Fernando Zylberg, s’entrainant aux Malouines. Le slogan « Pour concourir sur le sol anglais, nous nous entraînons sur le sol argentin », projeté à la fin de la vidéo déclencha bien évidemment la colère des autorités britanniques.

De plus, la présidente Cristina Fernandez de Kirchner, lors de son discours aux athlètes sélectionnés pour les Jeux Olympiques, n’hésita pas à mettre en garde ces derniers contre les provocations qu’ils pourraient subir durant leur séjour à Londres.

Difficile de penser que les athlètes soient aussi préoccupés par ces questions politiques que par leurs propres performances. D’autant que certains apparaissent comme ayant une belle carte à jouer afin de laisser leur nom dans les annales olympiques.

Cette année, la délégation argentine ne comprendra pas moins de 137 athlètes, répartis dans 21 disciplines sur 26 possibles, ce qui en fait la deuxième délégation d’Amérique du Sud, après le Brésil. Son porte-drapeau sera une femme en la personne de la joueuse de hockey sur gazon Luciana Aymar, considérée comme l’une des toutes meilleures au monde.

Ainsi, l’équipe de basket-ball, menée par Manu Ginobili (3 fois champion NBA avec les San Antonio Spurs), peut espérer accrocher un podium cette année encore.

Sacrée championne Olympique en 2004 à Athènes, puis troisième en 2008, la sélection sera difficile à battre, faisant partie des favoris aux côtés notamment des Etats-Unis et de l’Espagne.

En sports de combat, les performances de Paula Pareto en judo, surprenante médaillée de bronze en 2008 à Beijing, ou encore de Santiago Crismanich en Taekwondo (catégorie -80 kg) sont également espérées.

Concernant le tennis, le retour en forme cette année de Juan Manuel Del Potro éveille les espoirs : le numéro 9 mondial se sait attendu. Egalement auteur de bons résultats dernièrement, Juan Monaco sera à surveiller sur les courts mythiques de Wimbledon, même si les joueurs argentins se révèlent souvent plus à l’aise sur terre battue que sur gazon.

Pour le tournoi de double, l’Argentine associera la paire David Nalbandian/Eduardo Schwank, bénéficiaire d’une wild-card.

Cette année, l’équipe de football vainqueur en 2008 avec Lionel Messi n’a pas réussi à se sélectionner pour représenter les sports collectifs, mais les sélections féminines et masculines de hockey sur gazon seront en quête de résultats. Tout comme l’équipe de hand-ball masculine.

Enfin, chaque édition apporte son lot de surprises. En voile, en volley-ball ou en tir, les compétiteurs argentins pourraient tirer leur épingle du jeu. Des révélations sont toujours possibles.

Les pronostiques de l’agence Goldman Sachs s’avèreront-ils justes ? Nous en saurons plus dans trois semaines, à l’issue de ces 30èmes Jeux Olympiques de l´histoire moderne. Il n´y a plus qu’à souhaiter bonne chance à ces athlètes et à espérer que les polémiques extra-sportives restent, elles, hors-jeu.