La Bibliothèque Nationale, une mission civilisatrice

La Biblioteca Nacional ouvre les portes de la culture au plus grand nombre, dans son édifice moderniste.

Un riche patrimoine

La Bibliothèque nationale comporte trois salles souterraines qui recèlent cinq cent milles revues et journaux, ainsi que trois millions de livres de littérature, d’art, d’histoire, d’économie, de sciences et autres univers directement liés à l’Argentine et au reste du monde. Parmi ses trésors figurent 21 incunables, livres édités entre la création de l’imprimerie et le début du XVIe siècle. Les salles spécialisées sont nombreuses : le fonds bibliographique du Trésor avec ses archives historiques, l’École nationale des bibliothécaires, la mapothèque et ses cartes géographiques, la grande salle de lecture, ainsi qu’une bibliothèque vocale adaptée aux non-voyants  se trouve également dans ces lieux. C’est aussi un véritable centre culturel où la programmation de conférences, expositions, concerts et cycles de cinéma est passionnante.

Les itinérances de la Bibliothèque Nationale

La Biblioteca Nacional de la República Argentina est la bibliothèque la plus importante du pays. Elle fut créée sous la première république argentine en 1810. Elle était située dans la Manzana de las Luces du quartier de Monserrat. Son premier matériel bibliographique fut offert par des institutions comme le Cabildo Eclesiástico et le Real Colegio San Carlos, ainsi que par divers particuliers comme Luis Chorroarín et Manuel Belgrano. En 1823, elle détenait alors déjà un patrimoine considérable de plus de 17 000 volumes. Au fil des ans, son patrimoine grandit tellement que le bâtiment doit déménager deux fois. Une première fois en 1901 à 500 mètres de son emplacement d’origine. Et sur la demande en 1971 de Jorge Luis Borges, son directeur à cette époque, une deuxième fois  dans l’édifice actuel inauguré en 1992.

Une architecture remarquable

Le nouvel édifice se démarque de l’allure haussmanienne du quartier de la Recoleta par son architecture de style brutaliste du milieu XXe siècle. Ce mélange d’édifices entre l’ancien et le moderne, accompagné des nombreuses verdures qui constituent aussi le quartier, donne à la Recoleta tout son charme et son originalité. Oeuvre de Clorindo Testa, Alicia Cazzanica et Francisco Bullrich, c’est devenu la signature  emblématique de tout un courant architectural moderne aux lignes épurées et coffrages en béton.