Récit de voyage, circuit autotour en Patagonie Argentine

Autotour en Patagonie

A travers la Patagonie Argentine
4.5 5 1 1

Dès notre arrivée à l’aéroport de Buenos Aires, un chauffeur nous réceptionne et nous conduit, à bord d’un véhicule très confortable, à notre hôtel situé dans le centre de Buenos Aires. Là nous attend Virginie qui a assuré la conception de notre circuit de 2 semaines. (l’agence a ainsi procédé aux réservations de tous les hôtels, des véhicules et des chauffeurs) Et, durant deux bonnes heures, la présentation de notre circuit, cartes à l’appui, défile.

Tôt le lendemain, un nouveau chauffeur nous reconduit à l’aéroport pour un vol à destination de Ushuaia. Là, nous prenons possession de notre premier véhicule et, durant tout l’après midi, nous partons parcourir le Parc National de la Terre de Feu. Nous découvrons ainsi des sites agréables et ô combien reposants : lac Roca, rivière Pipo, baie Lapataia….. L’hôtel qui nous a été réservé est très confortable et calme. Cela est appréciable en raison de la fatigue cumulée.

Cascade Rio Paine

Au matin suivant, nous nous enfonçons dans la Terre de Feu en suivant la route N°3 jusqu’à Tolhuin. La montée au col Garibaldi offre de belles vues sur la cordillère. Et du col, la vue embrasse les lacs Escondido et Fagnano. La route défoncée ne nous permettra pas d’arriver à l’hosteria du premier lac. Mais la route N°3 est, elle, en bon état et nous permet d’arriver sans encombre à l’extrémité Est du lac Fagnano. Nous sommes surpris de voir de nombreuses maisons et complexes de la petite localité de Tolhuin à l’abandon. Seule l’auberge paraît prospère. Nous faisons alors demi tour et nous optons pour une incursion (non programmée) au lac Margarita. Nous parcourons ainsi une piste en mauvais état mais cela en valait réellement la peine. Les autochtones y étaient d’ailleurs installés en nombre.

Au matin, après une rapide visite de la ville d’Ushuaia nous nous rendons au « Museo Maritimo y del Présidio ». La première partie expose d’intéressantes gravures, cartes anciennes et maquettes de bateaux ayant, pour la plupart participé à l’exploration de l’Antarctique. El Présidio est un ancien bagne. On déambule dans les coursives et la vue de toutes les cellules nous permet d’imaginer ce qu’était la vie dans cette prison. Surtout ne pas quitter Ushuaia sans avoir visité ce(s) musée(s). Quant à nous, nous y sommes restés 4 heures. Arrive finalement l’heure de revenir à l’aéroport afin de restituer notre véhicule et de nous envoler pour El Calafate. Nouveau véhicule et là aussi, hôtel très confortable situé à la périphérie de la ville avec une très belle vue sur le lac Argentino.

Parc National Los Glaciares

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de madame ! Quoi de mieux qu’une excursion au Perito Moreno situé à 70 Km d’El Calafate ? Nous découvrons ce gigantesque glacier sous un soleil resplendissant, et ce, progressivement en longeant le canal des Tempanos, en parcourant les innombrables passerelles et escaliers. Tantôt nous sommes au niveau de la paroi vertigineuse (elle fait entre 40 et 70 mètres), tantôt nous surplombons le glacier. Nous assistons à des éboulements de ce dernier dans un grand fracas. Quel émerveillement !!!

En cette nouvelle journée, qui au demeurant va être très chargée, notre agence nous a programmé en premier lieu une excursion à bord d’un catamaran sur le lac Argentino jusqu’au pied des glaciers Upsala et Spegazzini. Et là, déception ! Au premier iceberg rencontré, c’est pose photos durant un très (trop) long moment. Rebelote au deuxième iceberg. Tant et si bien que nous ne distinguerons le glacier Upsala qu’au loin, aux jumelles. Nous n’avons pas le temps d’y arriver. Nous aurons toutefois plus de chance avec le très beau glacier Spegazzini puisque le navire ira très près. Cette « croisière » qui embarque des photographes professionnels est avant tout commerciale. Dommage !!!

Lac Pehoe à Torres de Paine

L’après midi, nous prenons la route pour nous rendre au Chili et plus précisément à Puerto Natales. Sur plus de 300 Kms, nous traversons un immense désert où seuls apparaissent de temps à autre des guanacos. Les véhicules que nous croisons sont rares. Nous comprenons parfaitement les conseils prodigués lors de notre « briefing du premier jour« d’effectuer le plein de carburant chaque fois que l’occasion se présente. A Puerto Natales également l’hôtel est très confortable et très calme, ce que nous apprécions grandement après une telle journée.

Et au matin, route vers le « Parque Torres del Paine ». La route qui passe auprès de la grotte du Milodon est très pittoresque. Nous avons
face à nous, dans le lointain Torres del Paine et nous longeons le lac del Toro avant de pénétrer dans le parc. Nous suivons alors le rio Paine et le très beau lac Pehoe jusqu’à son extrémité. Ici un torrent se jette dans le lac. Une petite balade le long de ce cours d’eau nous conduit à une très belle cascade : Salto Grande. Et comme le temps est magnifique, nous poursuivons notre randonnée jusqu’au mirador Los Cuernos. De là vue imprenable en contrebas sur le lac Nordenskjold et en face sur les Torres et le glacier du français.

Lago Nordenskjold

Que c’est beau ! Mais le soir tombe. Il est temps de nous rendre à notre hôtel situé sur les rives du Lago Grey. Avec au loin, le glacier éponyme qui apparaît. On a beaucoup de mal à s’imaginer qu’un si bel et confortable hôtel soit situé ici, au milieu de nulle part. Quel charme ! Et, en sus, le Pisco Sur offert est grandement apprécié !!!

Cette nuit, il a plu et le temps reste menaçant. Nous voici partis en catamaran pour découvrir le glacier. Espérons que nous n’aurons pas une nouvelle déconvenue. Les sommets ne se découvrent que par intermittence durant l’heure de navigation nécessaire pour arriver au glacier.

Nous approchons en premier de ce front que nous apercevions depuis le rivage. Il paraît bien petit. Le personnel de bord nous a annoncé une visite d’une heure. Allons-nous faire des ronds dans l’eau ? Que nenni ! Le bateau contourne un éperon rocheux et une deuxième langue glaciaire apparaît, puis une troisième et enfin une quatrième. Nous sommes comblés. C’est magnifique. Et quel professionnalisme de la part de cette société qui gère à la fois un magnifique hôtel et la navigation sur le lago Grey. Le retour vers le rivage s’effectue, un verre de Pisco Sour en main (nouvelle attention de cette société) et sous une pluie battante qui ne nous lâchera pas y compris durant la marche d’une vingtaine de minutes entre le catamaran et notre véhicule.

Lac Escondido

Nous reprenons la route le long du lac Pehoe. La pluie a enfin cessé et, à partir du col situé à quelques Kms de Salto Grande, voici à nouveau le soleil. Nous pouvons ainsi profiter des nombreux panoramas sur le lac Nordenskjold et ensuite sur le lac Sarmiento d’un bleu marine surprenant. Nous quittons enfin le parque non sans avoir admiré la magnifique cascade du rio Paine et jeté un dernier regard sur cette merveille de la nature que sont « las Torres del Paine». Et commence alors la recherche de l’estancia dans laquelle nous devons passer la nuit. Ce n’est rien d’évident mais enfin, la voici. Chambre correcte, repas lamentable et cher. A éviter !

Nous avons demandé hier au soir s’ils vendaient un peu de carburant : uniquement pour les clients qui passent plusieurs nuits sur place.
Super cette estancia! Nous consultons la carte : pour rentrer sur El Calafate deux options : passer la frontière à Cerro Castillo et faire le plein de carburant à Espéranza ou bien repasser par Puerto Natales y faire le plein et rentrer sur El Calafate en rallongeant d’environ 100 Km .Mais voilà, dans la première option, nous n’aurons probablement pas assez de carburant pour rallier Espéranza. Donc…

Chutes d’Iguazu côté Brésilien

Et là nous pointons une faille dans l’organisation : la veille, nous avions largement le temps de rallier Puerto Natales au lieu de faire étape dans cette estancia perdue et sans aucun intérêt. Cela nous aurait évité de courir après le temps sachant qu’il convient d’effectuer 400 Kms
et que nous devons prendre un vol pour Buenos Aires en milieu d’après midi. Finalement tout s’est bien passé et nous sommes arrivés à notre hôtel de Buenos Aires en fin de soirée.

En milieu de matinée, un chauffeur nous attend afin de nous convoyer à nouveau à l’aéroport destination Iguazu. Là nous prenons livraison de notre nouveau véhicule et partons déposer nos bagages dans notre nouvel hôtel bâti en pleine forêt. Superbe. Seul regret, le manque de clarté dans la chambre. Puis, visite de la ville, site des trois frontières.

Tôt le matin, nous voici prêts à partir découvrir les « cataratas » côté brésilien. On nous a annoncé des risques de devoir patienter une à deux heures au passage de la frontière vers le Brésil. Il n’en sera rien ni à l’aller ni au retour. Les formalités (côté argentin uniquement) ne demanderont qu’une vingtaine de minutes. C’est ça de gagné. Nous constatons une remarquable organisation au parc des chutes. Les bus conduisant des parkings au site sont très fréquents et, en conséquence, peu d’attente. Le parcours qui fait découvrir cette autre merveille de la nature est époustouflant. : 275 cascades sur un front de 3 Kms . Et lorsqu’on parvient à la « Garganta del diablo » la plus haute d’entre elles alors là, on ne trouve pas les mots pour la décrire. Nous avons pris notre temps pour tout admirer, tout graver dans notre mémoire avant de retourner en Argentine. Nous avons une vision globale de ces chutes.

Cataratas de Iguazú

Une nouvelle journée de visite aux « cataratas » tout aussi ensoleillée s’annonce. En route pour le circuit argentin qui lui, doit nous conduire
au plus près et nous permettre de constater la puissance de celles-ci. Depuis le parking, c’est à bord d’un petit train que l’on rejoint en tout premier lieu le haut des chutes et plus précisément la « Garganta del diablo ». En somme, nous allons ainsi poursuivre notre visite d’hier. Nous avons simplement effectué une grande enjambée virtuelle. Le spectacle est tout aussi époustouflant : toutes ces tonnes d’eau qui se précipitent dans le vide et qui génèrent un immense brouillard !

On ne se lasse pas d’admirer et puis on quitte à regret cet endroit pour reprendre le train direction le circuit supérieur long de près de 700 m et qui offre des vues plongeantes sur les chutes grâce aux multiples passerelles positionnées juste au-dessus des cascades. Tout ce cheminement s’effectue dans la forêt tropicale, luxuriante. Que du bonheur. Le circuit nous ramène au point de départ et nous permet d’enchaîner avec le circuit inférieur long de 1700 m. Celui-ci offre une vue rapprochée des cascades. De nombreux passages permettent de profiter au maximum de la puissance des chutes. Certes ça mouille parfois, mais comme il fait très chaud…

Garganta del diablo

Tout a une fin. Retour au parking à pieds. Nous avons trop souffert des trop longues attentes pour monter, à l’aller, dans le train. Quand on pense à la fluidité de la veille…

Du parking, direction l’aéroport pour un vol vers Buenos Aires où, comme d’habitude un chauffeur nous attend afin de nous conduire à notre
hôtel.