Croisière Antarctique : carnet de voyage

Premiers pas en Antarctique

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Cher Alain,

Peut être quelques impressions par écrit qui pourraient vous aider à mieux cerner cette croisière en Antarctique.

D’abord le bateau: il s’agit d’un navire de petite taille, ce qui fait son attractivité à mon sens, car il peut aller dans des baies et des détroits ou de plus grosses unités n’osent certainement pas s’aventurer.

La glace, omniprésente en Antarctique

Depuis 2011, les grands navires ne peuvent plus faire les croisières en Antarctique car les autorités exigent un fuel spécial se dispersant mieux en cas de fuite, que les gros ne peuvent ou ne veulent pas utiliser.

Le MV Ushuaia appartient à un collectif des pilotes du port d’Ushuaia (c’est un plus à mon sens) et à un Allemand. Le bateau n’est pas luxueux du tout, mais les cabines sont en cours de restauration. La nôtre était tout à fait correcte, avec 2 lits séparés et une salle de bain privée. La cuisine à bord est OK, mais sans plus. Le salon est spacieux, et la salle à manger exiguë.

L’équipage (41 pers.) pour un maximum de 84 passagers était entièrement argentin, super sympa et dévoué.
Les accompagnateurs et le chef de l’expédition étaient jeunes mais très professionnels et très responsables. Ils ont été unanimement appréciés.

Les passagers étaient de toutes les nationalités et de tous les âges. Une dizaine de jeunes ayant pris des last minute à Ushuaia firent que ce ne fut pas une croisière pour grisonnants riches… Il n’y avait qu’une Française.

Paysages de l’Antarctique

Un point important est le désagrément majeur de 2 passages du Drake, avec, à chaque fois, 2 gros jours.
A l’aller en pleine dépression, navigation très pénible pour les passagers terrés dans leur cabine durant 2 jours. Au retour, même avec le beau temps les creux sont énormes et le roulis impressionnant !

Beaucoup de membres de l’équipage et bon nombre de passagers avaient un patch de Scopoderm derrière l’oreille, ce que, comme toubib, je recommande également.

En fait sur les 11 jours, on ne peut pas compter le premier (le navire lève l’ancre à 18 heures) ni le dernier (arrivée à 07h du matin précises), et on a 4 jours pour le Drake et donc 5 jours uniquement de découverte Antarctique.

Le Drake passé, la merveille commence avec une mer calme, des paysages à couper le souffle, des pingouins et des phoques n’ayant absolument pas peur de nous. Grace à 4 à 6 zodiacs mis rapidement à l’eau, l’on faisait 2 voire 3 atterrissages par jour. On n’était jamais pressés et j’ai beaucoup apprécié !

Il y a 2 conférences par jour (anglais et espagnol), auxquels j’ai parfois assisté. Le temps en Antarctique est toujours changeant et très souvent couvert. Il faut compter avec 20% de soleil.

Phoque sur la banquise

En résumé, ce n’est pas une croisière de luxe, mais ce type de croisière est un luxe, on se sent privilégié d’être d’abord en Antarctique et ensuite dans des endroits ou tous les bateaux ne vont pas.

Le double Passage du Drake est dur, mais fait un peu « mériter » (ouah cet affreux suisse calviniste) l’Antarctique.
L’option d’aller en avion de Punta Arenas aux Shetland, puis de faire la croisière de 5 jours, me semble ne pas devoir être écartée d’office.

Salutations. Christian et Corinna.