Villa Crespo, le nouveau quartier à la mode

Villa Crespo, mine d’adresses culturelles et gastronomiques, fait le pendant de son fameux voisin Palermo.

Villa Crespo, de l'usine à chaussure aux hispsters

Ce quartier naît en 1888 avec la récupération par la capitale d’un terrain de la province de La Pampa pour y loger la Fábrica Nacional de Calzado, une usine nationale de chaussure située au bord du ruisseau Maldonado. Son premier nom de San Bernardo devient Villa Crespo en l’honneur du maire Antonio Crespo à l’origine de cet établissement industriel. Entre autres édifices importants du quartier, on note , le Conventillo de la Paloma au 156 Rue Serrano, la paroisse Saint-Bernard datant de 1896, le marché Saint-Bernard, le conservatoire Odeon et l’hôtel Imperio. Les riverains se retrouvent pour danser le tango dans les clubs de barrio à l’ancienne, comme le Club Fulgor (Loyola 828) ou le Villa Malcolm (Córdoba 5064).

Villa Crespo est un quartier de plus en plus dans l’air du temps, avec ses nombreuses adresses éclectiques, comme le bar centenaire San Bernardo qui mêle vieux les habitués avec les hispters. Il est aussi connu pour  son supermarché 100% casher, et ses pizzerias historiques Imperio et Napoles. D’abord plutôt ouvrier, il est devenu très à la mode dans le sillage de son voisin Palermo, ce qui a entraîné une forte augmentation des prix de l’immobilier. Depuis 2008, il concentre la plupart des outlets, ces magasins à prix d’usine qui attirent les accrocs du shopping du week-end. Citons le Paseo de compras de la rue Aguirre, entre Scalabrini Ortiz et Thames, 5 cuadras quasi exclusivement dédiées aux boutiques de vêtements.

Où prendre un café

Le Café Crespin (Vera 699) est un paradis pour ceux qui aiment savourer des pauses cafés et brunchs hors du temps. C’est aussi l’une des rares adresses portègnes où il est possible de petit-déjeuner à toute heure du jours.

La Confiteria Malvón (Serrano 789) est une confiterie qui revendique la pure tradition portègne, non sans l’avoir revisité bien à sa façon: les cafés et pâtisseries classiques voisinent avec des carrot cakes et des muffins que ne renierait pas le plus exigeant des gourmands.

Où se restaurer

Sarkis (Thames 1101) est le fer de lance de la tradition gastronomique  arménienne, dont la communauté est très nombreuse à Buenos Aires. Rançon d’un succès non démenti depuis des années : une longue file d’attente. Mais le menu justifie un peu de patience; on a envie de tout goûter dans la multitude de spécialités à base de pois chiche, aubergine, feuilles de vignes et autres mezzes. Si vous tombez sous le charme de cette culture, vous pouvez même continuer votre soirée au minuscule Théatre Tadron (Niceto Vega 4802), où l’ambiance est particulièrement authentique.

Où sortir

Le Club Matienzo a une foule de propositions toutes plus attractives les unes que les autres pour les amateurs de musique, d’ateliers artistiques ou tout simplement de vie sociale autour d’une bonne bière.  Sans cesse en train de se réinventer, il gère notamment une radio, et a créé des sessions de dessins d’après modèle vivant en musique, ou encore des jams de funk  qui débouchent sur des nuits de danse déchaînée.