Province de Catamarca

Notre agence de voyage de Buenos Aires vous propose de découvrir la splendide et méconnue province de Catamarca.

SAN FERNANDO DEL VALLE DE CATAMARCA

San Fernando del Valle de Catamarca est la capitale de la province de Catamarca. Elle est située au bord du río del Valle, au pied de la Sierra de Ambato et de la Sierra de Ancasti. La ville compte approximativement 162 000 habitants. San Fernando del Valle de Catamarca fut fondée en 1983 par Fernando de Mendoza y Mate de Luna. Zone fertile, la ville constituait autrefois un passage obligé pour les communications de Santiago del Estereo et de avec La Rioja. Grâce à son architecture coloniale et à sa position géographique, la ville est un excellent centre touristique mais aussi religieux, avec l’église de la Virgen del Valle, qui date de 1694.

RÉSERVE DE LA BIOSPHÈRE LAGUNA BLANCA

La réserve de la Biosphère Laguna Blanca de la province de Catamarca a été créée en 1979 avec pour objectif principal la protection de la vigogne (vicuña ; vicugna) menacée d’extinction à cette époque. En 1982 elle fut incorporée au programme « El Hombre y la Biosfera » (MAB) de l’UNESCO. D’une superficie de 973 270 hectares elle se situe entre 3200 m et 5500 mètres d’altitude et est dominée par le Cerro Laguna Blanca (6012 m). Trois hameaux s’y trouvent : Laguna Blanca, Aguas Calientes et Corral Blanco, composés essentiellement d’éleveurs de lamas, de moutons et de chèvres. Tout en les protégeant, la population locale pratique la tonte annuelle des vigognes (270 grammes en moyenne par individu). En 2009 on en comptait 800 têtes. Au village de Laguna Blanca on trouve ainsi des ateliers de tissage et magasins d’artisanats. La lagune se trouve dans une dépression à 3200 mètres et doit son nom à la prédominance de chlorure de sodium (sel). Elle est aussi couverte de terre spongieuse et de tourbe. L’ensemble est favorable à l’observation d’une nombreuse faune terrestre et aviaire.

LE PEÑON

Situé 3400 mètres d’altitude au sud-est d’Antofagasta de la Sierra, sur la route provinciale Nº 43, ce hameau pittoresque de 180 habitants représente une halte idéale pour rayonner dans le grand plateau d’altitude (Puna) de la province de Catamarca. On apprécie ses nombreux arbres, qui lui confèrent une ambiance d’oasis au milieu d’un territoire lunaire, ses maisons typiques en adobe et la cordillère des Andes en toile de fond. De là on peut accéder à la Laguna Grande (50 km), au Campo de Piedra Gomez (30 km), Antogafasta de La Sierra (61 km) ou encore au Volcan Galán (125 km). La zone de El Peñon est considérée comme l’une des moins polluée de la planète !

CAMPO DE PIEDRA POMEZ

Le Campo de Piedra Pomez ou Champ de Pierre Ponce est un des trésors de la Puna catamarqueña. Il s’agit d’une superficie d’environ 155 km² composée de milliers d’énormes blocs roses, jaunes, blancs ou ocres posés sur le sable lui-même de couleur grise. Cette zone est considérée comme un véritable laboratoire de vulcanologie. Ces pierres ont été formées à des températures de 500 à 600°C. Projetées en l’air, elles sont retombées, se sont refroidies très vite, créant alors une chute de pression formant des bulles d’air, d’où la porosité et la faible densité de la pierre. On imagine avec difficulté l’énorme explosion qu’il a fallu pour composer cette scénographie surréaliste. Le Campo de Piedra Pomez est entouré lui-même d’un immense champ de dunes dont certaines atteignent 100 mètres de hauteur. Le sable recouvre peu à peu ces formations ainsi que les collines environnantes.

SALAR ET VOLCAN CARACHI PAMPA

Si l’on vient de El Peñon ou d’Antogafasta de la Sierra, le pied du volcan Carachi Pampa est le passage obligé pour se rendre au Campo de Piedra Pomez. Le volcan Carachi Pampa, composé de basalte noir, est haut d’environ 340 m. Il domine le Salar de Carachi Pampa, large de 50 km², avec les ríos Jote, Pirica et Colorado. À l’issue d’une petite marche, il est possible d’aller observer deux belles lagunes.

LAGUNA GRANDE

La Laguna Grande s’explore au départ de El Peñon. Elle fait partie des sites Ramsar, c’est à dire inscrite à la liste des zones humides d’importance internationale, dont l’UNESCO est dépositaire. Son inscription a permis aux autorités locales de recevoir une collaboration pour la conservation et l’usage rationnel de ses ressources. La Laguna Grande se situe à une altitude de 4240 m  à mi-parcours du chemin le plus praticable pour entrer dans le cratère du volcan Galán. De décembre à mars, la lagune héberge une importante colonie de flamants roses, en particulier le Parina Grande.

VOLCAN GALÁN

Ce majestueux volcan fut découvert en 1970 grâce à des images satellites. Jusqu’à cette époque, seul le Cerro Galán (5912 m) se détachait dans cette zone. Il était en réalité situé au centre du plus grand cratère de la planète, soit 36 km de diamètre du nord au sud et 24 km d’Est en Ouest. Cette immense chaîne est issue de l’irruption de plusieurs volcans, mais elle s’est principalement formée il y a 2.2 millions d’années à l’occasion d’une explosion gigantesque. Depuis El Peñon, l’accès au cratère s’effectue par une piste longeant la Laguna Grande, puis une passe à 4748 mètres sur le bord sud de la caldera. Le fond du cratère est relativement plat et est l’objet d’un parcours pour aller découvrir la Laguna Escondida et la Laguna Diamante à la belle eau bleue turquoise, sites choisis pour la nidification des 3 espèces de flamands roses. On découvre aussi les thermes de Las Cochas au sud et de Agua Caliente au nord où l’eau est en permanente ébullition à 80°. À cette altitude l’eau bout à une température inférieure aux 100 °C habituels. Enfin, les ruisseaux du cratère du Galán sont réputés pour l’abondance de leurs truites !

ANTOFAGASTA DE LA SIERRA ET VOLCAN ANTOFAGASTA

Le village d’Antogafasta de la Sierra, composé de 660 habitants, est situé dans la province de Catamarca à 3400 m d’altitude. On trouve à proximité le volcan Antogafasta et le volcan Alumbrera, respectivement à 8 et 10 km au sud d’Antogafasta de La Sierra. Il s’agit de deux cheminées de basalte de 150 m de hauteur appelées « Los Negros ». Il est possible d’en faire l’ascension et de contempler ainsi les lagunes homonymes Antofagasta et Alumbrera formées par le río Las Pitas et côtoyées par de nombreux oiseaux et flamands roses. À 4 km du village, on peut aussi découvrir les ruines de Coyparcito, vestige archéologique avec en particulier de nombreux restes de poteries. À 5 km, la Laguna Colorada est une saline de sulfate de sodium utilisée de nos jours pour le pâturage. Antogafasta de la Sierra est le point de départ pour se rendre à La Quebrada Seca (15 km), à la Mina Incahuasi et au Salar del Hombre Muerto (110 km).

QUEBRADA SECA

La Quebrada Seca est une longue, étroite et profonde fissure dans une roche colorée. Le ruissèlement des eaux a permit à la végétation de se faire une place dans ce monde minéral et à la vie animale de s’y développer. De nombreuses cavités ornées de pétroglyphes et peintures rupestres sont accessibles en 4×4 puis à pied ou en vtt. Outre l’imposante faille et son intérêt archéologique, les formations rocheuses environnantes impressionnent par leur quantité, leurs formes extravagantes formées par le vent et leurs belles couleurs orange et ocre.

SALAR DEL HOMBRE MUERTO

Le Salar del Hombre Muerto s’étend sur 640 km², à un peu moins de 4000 mètres d’altitude. Il est principalement alimenté par le río Los Patos qui descend du volcán Galán. Sous la croûte de terre salée circule cette eau qui transporte du lithium, potassium, sulfate et borate. Une exploitation de lithium est installée depuis 1997. Le lithium part par camions vers le nord via le Salar de Pocitos et San Antonio de Los Cobres pour arriver à l’usine de production du chlorure de lithium situé à General Güemes. Outre cet aspect un peu navrant pour le panorama, le Salar del Hombre Muerto offre la vue d’une spectaculaire lagune turquoise bordée d’une croûte de sel de 50 cm d’épaisseur. L’accès à ce lieu s’effectue soit par la piste du Cerro Gordo depuis Antogafasta de la Sierra, soit par le nord depuis Pocitos.

MINA INCAHUASI

L’ancienne mine d’or Incahuasi se situe sur la rive sud-ouest du Salar del Hombre Muerto. Elle fut exploitée au XVe siècle par la population lickan antay (ou likanantaí). Ce fut une importante exploitation d’or jusqu’à l’arrivée des espagnols qui prirent le relais, puis l’abandonnèrent. On observe encore aujourd’hui deux sites proches l’un de l’autre, respectivement à 3990 et 4050 mètres d’altitude, et composés de petites maisons (huasi = casa). Le site offre également un beau panorama sur le toute la partie nord-est du Salar del Hombre Muerto. Ne pas confondre ce lieu avec le volcan ou Nevado Incahuasi (6621 m) situé à la frontière avec le Chili près du col de San Francisco, ni même avec le Cerro Incahuasi (4847 m) situé non loin des ruines à l’extrémité nord-est de la province de Catamarca.

ANTOFALLA

Situé à 3380 m d’altitude en bordure du Salar de Antofalla, le village Antofalla est l’un des villages les plus isolés d’Argentine. Composé de seulement 40 habitants (8 familles), il fait office de véritable oasis grâce à quelques pâturages, peupliers et saules. Pour s’y rendre depuis Antogafasta de la Sierra il faut franchir la Sierra Calalaste, et depuis Tolar Grande une piste traverse la chaîne Archibarca.

VOLCAN OJOS DEL SALADO

À la frontière du Chili et de l’Argentine, dans le désert d’Atacama, le volcan Ojos del Salado a été précisément mesuré en 2007 par une expédition scientifique. Verdict: 6934 m. Cela en fait le plus haut volcan du monde, devant les 6833 m du Pissis, et le deuxième sommet d’Amérique après l’Aconcagua. Les plus hautes cimes du monde après l’Himalaya se trouvent donc en Argentine. Aucune éruption n’a jamais été enregistrée pour l’Ojos del Salado mais les fumerolles témoignent de son activité.

LAGUNA ROUGE ET VOLCAN CARACHI PAMPA

Au sud-ouest d’Antofalla s’étend l’immense plateau de cendre et pierre volcanique où se dresse le volcan Carachi Pampa, de toute la hauteur de ses 3393 mètres. Sa silhouette de basalte noir tranche sur les dunes de sable et les lacs bleus qui l’entourent. L’érosion incessante du vent sur la pierre a en effet façonné au cours des siècles de spectaculaires dunes de sable blanc. Les seuls habitants de ces lieux sauvages sont les flamands roses qui se repaissent paisiblement d’algues et petits crustacés adaptés aux eaux alcalines. On peut aussi apercevoir quelques lamas en train de paître au bord d’un lac. Nul ne trouble la paix majestueuse de ces lieux.

SALAR DE ANTOFALLA

Le Salar de Antofalla s’étend sur plus de 150 kilomètres dans la province de Catamarca, au nord d’Antofagasta de la Sierra. Perché à une altitude de 3900 mètres, ce grand désert de sel est un des lieux les plus arides et isolés du monde, dépourvu d’eau, de végétation et de route. En son centre, trois petits lacs nommés Ojos del Campo colorent l’immensité blanche et grise par leurs eaux respectivement bleue, noire et orange. Le volcan actif Antofalla le surplombe du haut de ses 6409 mètres. Le hameau d’Antofalla et ses humbles maisons d’adobe semblent un oasis de vie après des kilomètres au cœur de la puna désertique. La zone a été recensée comme réserve géologique de minerais sur 40 580 hectares, avec l’autorisation d’exploiter les gisement de chlorure de sodium, de lithium et de potassium.

OJO DE AGUA, ANTOFALLA

L’Ojo de Agua d’Antofalla est une sorte de petit lac assez profond. On peut le rapprocher des Ojos del Campo voisins, qui sont connectés entre eux dans le salar d’Antofalla. Il s’agit en réalité de geyser d’origine volcanique aujourd’hui inactif. Leurs coloris vifs proviennent de la diversité de minerais et d’oxydes métalliques renfermée par ces sols fortement agités par l’activité sismique au temps de la formation des volcans.

LAGUNA DEL PEINADO ET VOLCAN EL PEINADO

Difficile de résister à la fascination exercée par le volcan El Peinado, imposant cône sombre qui domine majestueusement les alentours. Sensibles à la magie des lieux, les Incas y avaient déjà en leur temps édifié un petit oratoire. Ce n’est pourtant qu’en 1965 que l’Argentin Sergio Domicelj et l’Autrichien Mathias Rebitsch effectuèrent la première ascension moderne de sa face nord, puis d’autres alpinistes vinrent à bout de la face sud en 1996. L’accès à sa base est compliqué par les innombrables amas de cendres et scories volcaniques.

Les diverses coulées de lave qui forment sa surface lui donnent toute une gamme de teintes changeantes selon la lumière du soleil, stries qui lui valent d’ailleurs son nom de “peigné”. À deux pas du volcan, la lagune du Peinado est d’un bleu azur, tandis que la lagune Amarga a plutôt une teinte vert émeraude. Une légende conte que lorsqu’elles se disputaient, un immense taureau d’or se levait de leur écume, qui défendait le lieu en jetant des pierres aux envahisseurs.

SHINCAL DE QUIMIVIL

Les ruines du Shincal de Quimivil attestent d’un important centre administratif de l’Empire Inca. Ce gisement archéologique se trouve dans la province de Catamarca, à 4 km du village appelé Londres. À l’est et à l’ouest, les vestiges sont encadrés par deux collines artificielles avec des terrasses sûrement utilisées pour des cérémonies incas. On peut aussi observer les fondations d’habitations, un grand bâtiment de stockage des récoltes, une plateforme cérémoniale et des canaux d’irrigation typiques de l’agriculture inca. Lors de la colonisation espagnole, le site devient un  point de ravitaillement pour l’armée espagnole d’Almagro.