Observatoires en Argentine : Córdoba, La Plata, San Juan

Les observatoires en Argentine

Córdoba, La Plata, San Juan

Córdoba, cœur de l’astronomie argentine

Dès la seconde moitié du XXe siècle, l’astronomie comme discipline scientifique fait ses premiers pas en Argentine. Jusqu’alors, le ciel de l’hémisphère Sud n’est pas encore exploré. C’est le président Domingo Faustino Sarmiento (1868-1874), père de l’éducation moderne en Argentine, qui le premier s’intéresse à l’observation des astres. En 1869, il invite l’astronome américain Benjamin Apthorp Gould à venir réaliser les premières études astrales. Pour ses bonnes conditions d’observation, la ville de Córdoba est choisie et l’Observatoire astronomique inauguré en 1871. Il réalise la première cartographie du ciel austral, qui fait encore référence aujourd’hui, et organise les études météorologiques, qui aboutissent en 1872, toujours grâce à Sarmiento, à la création de l’Office météorologique national.

L’Observatoire de Córdoba est devenu un centre de recherche scientifique de première importance, qui dépend de l’Université nationale de Córdoba. Il a participé, au début du XXe siècle avec d’autres observatoires dans le monde, à la réalisation de la première carte du ciel photographique et à la détermination de l’orbite de l’astéroïde Eros. Une station astrophysique a été construite en 1942 dans les Sierras Chicas, près d’Alta Gracia, dans la province de Córdoba, avec un télescope de 1,54 m.
Quand les conditions climatiques le permettent, le télescope de l’Observatoire est ouvert au public le vendredi soir.

Observatoire de La Plata

Le second observatoire argentin a été créé en 1882 à La Plata, capitale de la province de Buenos Aires, qui a aussi donné naissance à la première école d’astronomie du pays, en 1935. L’Oservatoire de La Plata est ouvert au public le vendredi soir.

Complexe astronomique El Leoncito (Casleo)

L’Observatoire d’El Leoncito a été créé en 1983 dans le parc national El Leoncito, dans la province de San Juan, un lieu idéal pour l’observation avec des nuits d’une profonde obscurité, sans pollution, sans nuages 270 à 300 jours par an, peu d’humidité. Le télescope de 2,15 m de diamètre et installé à 2.552 m d’altitude, est utilisé par les chercheurs pour plusieurs programmes: l’origine des étoiles, l’évolution chimique de la galaxie, la vitesse d’éloignement des galaxies, les Nuages de Magellan, galaxies les plus proches de la Terre. Dans la même province, l’observatoire Félix Aguilar a découvert plusieurs astéroïdes avec sa station astronomique Carlos Cesco, située à 2.348 m d’altitude. Dépendant de l’Université de San Juan, il est ouvert au public.

Observatoire Pierre Auger

Fruit de la collaboration entre 16 pays, l’observatoire Pierre Auger est en cours de construction sur deux sites: à Malargüe, dans la province de Mendoza, et dans l’Etat du Colorado, aux Etats-Unis. Son but scientifique est de détecter les rayons cosmiques à haute énergie qui bombardent constamment la Terre et d’en percer les mystères. Le site argentin a été inauguré en octobre 2006 sur 3.000 km2, avec des télescopes et des détecteurs recevant des pluies de particules. Ce projet est considéré comme l’une des plus grandes expériences scientifiques actuelles.

Planetario Galileo Galilei

Le planetarium de la ville de Buenos Aires, inauguré en 1968, est un bon point de départ pour qui souhaite découvrir l’astronomie en Argentine. Il projette des spectacles et films expliquant l’Univers, organise des conférences et des soirées d’observation astronomique. Sarmiento et Figueroa (dans le parc 3 de Febrero, à Palermo).