Lodge El Pedral, le secret le mieux gardé de la Patagonie atlantique

El Pedral, le secret le mieux gardé de la Patagonie atlantique

Situé à 75 km de Puerto Madryn, El Pedral est un hôtel de campo construit au XIXe siècle par des immigrants basques. Avec 20 km de plages privées, il offre une rencontre magique avec la faune, mais aussi avec l’histoire des premiers pionniers de Patagonie.

La faune marine, comme nulle part ailleurs

Vous atterrissez à Trelew, fondée par des gallois au XIXe siècle et qui accueille aujourd’hui l’aéroport régional. La plupart des voyageurs se rend directement à Puerto Madryn, à 60 km de là. En effet, la ville constitue une excellente base pour visiter les environs, et notamment la mythique péninsule Valdés. La région est un petit paradis pour les amateurs de faune marine, que l’on peut observer ici comme nulle part ailleurs. La tête d’affiche du festival est bien entendu la baleine franche australe, qui vient s’accoupler et mettre bas chaque année entre juin et décembre. Mais le voyageur pourra également s’émerveiller devant les colonies d’éléphants de mer, de lions de mer et de manchots, voire observer orques et dauphins. Symbole de son importance, la péninsule Valdés a d’ailleurs été inscrite au Patrimoine mondial de l’Humanité en 1999.

L’expérience El Pedral

Tandis que les voyageurs se dirigent vers Puerto Madryn, vous faites cap à l’Est vers Punta Ninfas, en route vers le secret le mieux gardé de la côte argentine. Votre guide vous raconte l’histoire du Pedral. Elle est semblable à des centaines d’autres que l’on retrouve dans toute la Patagonie : c’est celle des pionniers européens qui vinrent peupler ces vastes étendues australes pour élever des moutons.

À la fin du XIXe siècle, Felix Arbeletche et María Olazabal, des immigrants basques français, créèrent ainsi l’estancia La Cantábrica. Felix acquit ensuite l’estancia voisine El Pedral, puis se mit en tête de construire pour sa femme la maison de ses rêves, de style basque. Un terrain fut surélevé pour jouir de la vue sur la mer, des matériaux furent importés d’Europe : le Pedral était né.

Baleine franche australe

Vous entrez sur la propriété : vous faites face à la mer à perte de vue et à une plage de galets roses de 9 km. Vous apercevez déjà les jets d’air qui indiquent que les baleines sont toutes proches. Disposant de seulement 8 chambres, Le Pedral a gardé son architecture et sa décoration originales, et l’excellente cuisine repose sur les produits de la propriété.

Des rencontres magiques

Vous partez à la rencontre de la faune présente sur les 20 km de plages que compte Le Pedral. Vous êtes privilégié : tandis que le visiteur de la péninsule Valdés ne peut qu’apercevoir les animaux à distance, vous pouvez les approcher de très près. 

Les baleines, tout d’abord. Elles ont trouvé autour de la péninsule Valdés et dans le Golfo Nuevo  un refuge idéal pour passer la seconde moitié de l’année. La rencontre entre les courants polaires et ceux plus chauds venus du Brésil ont créé un écosystème idéal pour leur reproduction. De plus en plus nombreuses au fil des ans, on en recense près de 2000 désormais chaque année. Vous n’avez pas à aller jusqu’à elles, elles viennent à vous : la plage de galets du Pedral est l’un de leurs terrains de jeux, où elles viennent se gratter le dos. Elles sont là, à quelques dizaines de mètres de vous !

Manchots de Magellan

À peine le temps de vous remettre de vos émotions, vous longez la côte et sur la même plage, vous croisez des centaines de petits animaux curieux, à la démarche étrange : des manchots de Magellan ! La plage accueille une immense colonie de ces sympathiques oiseaux qui ne savent pas voler.

Vous poursuivez votre aventure. Cette fois, il faut traverser la propriété en 4×4 pour se rendre de l’autre côté de Punta Ninfas, dans la réserve Punta Léon. Cette zone est d’une richesse inouïe : outre les nombreux oiseaux, cette côte sauvage accueille des lions de mer, à la crinière caractéristique ; ainsi que plusieurs colonies d’éléphants de mer et leurs 2 tonnes de force tranquille. Selon les époques, vous pourrez même observer un spectacle rare, à la fois cruel et spectaculaire. Les orques s’approchent en effet du rivage et feignent d’être échoués pour chasser les bébés lions de mer. Assurément le clou de ce spectacle naturel.

Et aussi…

Outre la rencontre avec la faune, à noter que non loin du Pedral se trouve l’estancia originelle, toujours en activité. Avec un peu de chance, vous pourrez participer à la tonte des moutons (deux fois par an) ou sinon profiter de promenades à pied, à vélo ou à cheval, voire se détendre au bord de la piscine du quincho.