Province de Jujuy

Découvrez l’une des plus belles régions de l’Argentine, Jujuy, Nord-Ouest.

San Salvador de Jujuy

La ville de San Salvador de Jujuy est la capitale de la province éponyme. Porte d’entrée des Andes du Nord-Ouest, on pénètre ici dans l’Argentine indienne, plus authentique. Située à 1.260 m d’altitude, la ville est une bonne étape pour découvrir les sites alentours, notamment la Quebrada de Humahuaca. Jujuy a une histoire chaotique : les espagnols s’y implantèrent, puis les indiens cachalquies détruisent en 1563 les premières constructions des colons. La Couronne espagnole s’imposa à nouveau sur ce territoire, mais dû faire face jusqu’au XVIIIe siècle aux soulèvements indiens. La ville fut également le théâtre d’affrontements lors de la guerre d’indépendance argentine de 1810.

Quebrada de Humahuaca

La Quebrada de Humahuaca est une profonde vallée de 155 km de long, voie d’accès naturelle entre les plaines basses (les pampas) et l’altiplano depuis les temps précolombiens. Elle a été déclarée patrimoine culturel et naturel de l’humanité par l’Unesco pour ses splendides paysages, mais aussi pour les nombreux villages et cités qui conservent une grande quantité de vestiges précolombiens et coloniaux, comme ceux de la culture omaguaca, quasi intacte. Sur le site d’Inca Cueva ont été trouvés des vestiges vieux de 10.000 ans. Des villages jalonnent la Quebrada : Purmamarca, avec sa montagne aux sept couleurs, Maimará, Tilcara et Humahuaca.

Village de Purmamarca

À 56 km au nord de Jujuy, Purmamarca est le premier village de la Quebrada de Humahuaca, niché à l’écart de la route et adossé au Cerro de los Siete Colores. Ce nom de montagne aux sept couleurs n’est pas usurpé, la roche se déclinant du beige au rouge en passant par le vert, le gris, le jaune… Un sentier permet d’en faire le tour. Le village en lui-même est plein de charme, avec ses maisons en pisé, son église blanche avec une charpente en cactus et son cimetière aux tombes multicolores.

La Cienaga

Ensemble de jeunes montagnes colorées, La Cienaga est située à une dizaine de kilomètres de Pumamarca sur la route 52 menant à Susques. Formidable zone de promenade encore méconnue, elle charme les randonneurs par sa richesse géologique et par ses montagnes oscillant entre les couleurs ocres, vertes et mauves.

Tilcara

Le village colonial de Tilcara, au bord du río Grande, est l’un des plus intéressants de la Quebrada de Humahuaca. Il fait le plein pour ses fêtes folkloriques, en janvier, le carnaval et la Semaine Sainte. A l’écart du village, on peut visiter les ruines de la forteresse précolombienne El Pucará. Les Tilcaras, du groupe omaguaca, l’ont construite il y a environ 900 ans sur une colline stratégique dominant la vallée. Au-dessus d’un jardin botanique de montagne, le site a été restauré et on peut voir l’emplacement des maisons et du cimetière. Les objets sont exposés dans le musée archéologique du village. A quelques kilomètres, la Garganta del Diablo (la Gorge du diable), un précipice avec un petit barrage.

Maimará

Maimará, au nord de Jujuy, se trouve au pied d’un autre paysage magnifique : la Paleta del Pintor (la Palette du peintre). De grandes plaques rocheuses multicolores, aux reflets ocres, rouges ou verts, composant un magnifique tableau naturel. Le cimetière du village, sur la colline, est particulièrement pittoresque.

Uquia

Située sur la route nationale 9, dans la Quebrada de Humahuaca, le petit village de Uquia se trouve à 116 km de la capitale de la province, Jujuy. Uquia culmine à 2858 m d’altitude, et compte une population de quelques 500 habitants. Le principal attrait du village est sa petite église d’influence jésuite, érigée en 1691 et qui est parfaitement conservée, bien qu’il semble qu’une de ses tours ait disparu. A l’intérieur de l’église, vous trouverez des tableaux de valeur dont un portrait de San Ignacio de Loyola. Uquia est également un des seuls endroits de la Quebrada de Humahuaca où l’on peut apercevoir des vicuñas.

Village de Humahuaca

Dernière étape de la Quebrada, Humahuaca, le plus grand village de la région (11.500 hab.), a conservé de jolies maisons coloniales dans ses étroites rues pavées. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, c’était un important carrefour de commerce, à près de 3.000 m, sur la route du Haut-Pérou. Son carnaval est célèbre dans tout le pays : pendant huit jours en Février, le village se déguise, chante, danse et boit pour accompagner les diables masqués qui défilent. Le dernier jour, on enterre dans la montagne des offrandes à la Pachamama, la terre mère, et le petit diable. On trouve à Humahuaca un bel artisanat, notamment les ponchos indiens fabriqués à la main.

Sierra Hornocal, 33 Arcos

La Sierra Hornocal surplombe de son arc en ciel minéral le village d’Humahuaca perché à 2950 mètres. Si l’on veut embrasser d’un seul regard sa palette extraordinaire de couleurs, il suffit de faire 25km de plus sur la route 73, qui grimpe à 4200 mètres. La formation géologique spectaculaire du Cerro Hornocal est qualifiée d’Yacoraite, strates plissées de schistes recouvertes de grès tendre dont la couleur varie de l’ocre au vert, au rouge ou au violet, selon les sédiments déposés au gré des conditions géographiques du lieu, tour à tour au niveau de mers et plages, ou de terres et dépôts organiques. La Quebrada d’Humahuaca est d’ailleurs classée Paysage culturel de l’Humanité par l’Unesco depuis 2003. La végétation se fait rare dans ce royaume minéral; c’est tout juste si quelques cactus et figuiers de Barbarie ponctuent de loin en loin la piste poussiéreuse qui serpente en étourdissant le voyageur de ses innombrables lacets. Ce désert contraste avec la vallée luxuriante du Rio Grande.

Ruines de Coctaca

A 12 km de Humahuaca, Coctaca se dresse à 3500m sur un des plateaux d’altitude qui s’égrènent tout au long des vallées de la Quebrada de Humahuaca, de Salta à la frontière bolivienne. Chacun porte le sceau de l’immortalité, avec ses maisons d’adobe blotties frileusement autour d’une chapelle sans âge. Les ruines de Colcata, préservées de l’érosion par la gorge de Pucará de Tilcara, sont une des empreintes les plus émouvantes laissées par les Indiens Omaguacas dans cette région. Second site précolombien d’Argentine en importance, il se résume aujourd’hui à quelques murets battus par les vents et des tas de céramiques brisées qui affleurent sous les pas des curieux. On peut s’y surprendre à imaginer la forme d’une cité fortifiée autrefois plus prospère. Un monolithe marque le niveau du tropique du Capricorne où se fête le solstice d’hiver le 21 Juin, aussi appelé Inti Raymi ou Fête du Soleil.

Iruya

Iruya, un village du bout du monde, enclavé dans la montagne à 2.780 m d’altitude, au bout d’une piste de 50 km qui part de la route principale de Jujuy à la Bolivie et passe à 4.000 m. Un village aux maisons de pierre ou blanchies à la chaux, aux rues pavées, avec une population indienne qui a maintenu ses traditions. On peut faire de belles randonnées dans la montagne multicolore ou au bord des deux rivières qui entourent le village.

Village et route de Coranzuli

Sur la route entre Humahuaca et Iruya (50 km), un détour de 10 km mène les visiteurs à Colanzuli. Ce village de la province de Salta possède une place centrale, au bord de laquelle siège son église au dôme bleu. Ses alentours offrent des paysages de roches blanches contrastant avec une terre couleur ocre et orangée. C’est une alternative à la route principale d’Iruya.

Tres Cruces

Tres Cruces est un tout petit village de la Quebrada de Humahuaca, qui compte moins de 500 habitants, en incluant les fermes éparpillées dans la montagne environnante. C’est la seconde localité la plus élevée de la province de Jujuy, avec ses 3.693 mètres d’altitude. Souvent considéré comme la porte d’entrée de la Puna argentina, le village est en effet au début du plateau qui s’étend jusqu’à la Quiaca, frontière avec la Bolivie. C’est un bon point de départ pour visiter la réputée Laguna de los Pozuelos. Le site de Tres Cruces est d’une beauté saisissante par les étranges formations rocheuses en arc qui le surplombent, telles des sentinelles juchées sur les hauteurs alentour. Le véritable spectacle qu’offre Tres Cruces est surtout une collection unique de peintures rupestres de plusieurs milliers d’années. Toutes plus sublimes les unes que les autres, ces fresques préhistoriques sont en excellent état de conservation grâce à l’éloignement du lieu ainsi qu’à son climat désertique.

Rio Azul Pampa

A 40/50 km au nord de Humahuaca, sur la route 9 menant à Abra Pampa, Azul Pampa et Tres Cruces offrent un bel exemple de payages de puna (désert d’altitude). Une chaîne de montagnes rougeoyantes côtoie des vallées inhabitées, parsemées de cours d’eau et de cabanes de pasteurs. Depuis la route, on peut suivre les méandres du río Azul Pampa qui s’enfoncent dans la vallée.

Cave Inca

Au sein de la vaste Quebrada Humahuaca, la grotte Inca Cueva impressionne par ses riches peintures rupestres qui ornent le long de ses parois, sur pas moins de 40 m de large, 5 m de fond et 10 mètres de haut. C’est quasiment la totalité de ses parois et plafonds qui est couverte de pictogrammes blancs, rouges et noirs, qui mêlent figures géométriques et animaux, en particuliers des lamas.

Toute la zone recèle des pétroglyphes, qui remontent en général à la période 900-1400 de notre ère, mais aussi des œuvres indigènes plus récentes. Il est très difficile de dater les œuvres rupestres présentes dans la Cueva Inca; les motifs anthropomorphes ressemblent à des dessins d’enfants intemporels, et il est fort possible que diverses générations se soient exprimées par ajouts successifs sur les mêmes parois, ce qui brouille les pistes.

Village de Yavi

Le village de Yavi se situe à 15 km de la ville-frontière de La Quiaca, de l’autre côté d’un plateau où paissent vaches, moutons et lamas. Aujourd’hui modeste hameau paysan, Yavi fut plus important que Jujuy lors de son apogée comme capitale du Marquisat de la Valle de Tojo. Ce territoire, attribué à Juan José Fernandez Campero y Herrera en 1708, couvrait alors les vallées et les montagnes depuis Potosi en Bolivie jusqu’à San Antonio de Los Cobres. Le déclin de ce lieu de passage commerçant commença avec la création du Vice-royaume du Rio de La Plata en 1776, sur les terres de l’ancienne Vice-royauté du Pérou. Témoins de cette période révolue de fastes coloniaux, l’hacienda du Marquis de Yavi bâtie autour d’une cour pavée de 40 mètres de côté et l’église San Francisco consacrée en 1680. Elle témoigne de ses origines hispaniques par trois beaux retables couverts d’or, ses carreaux d’onyx péruvien et ses tableaux cusqueñiens, parfois signés de la main du maître Matías Pizarro.

Los 8 Hermanos de Yavi

Le cordon montagneux des 8 Hermanos barre le milieu de la route provinciale 5 entre La Quiaca et Yavi. La légende raconte qu’une pauvre famille inca vivait dans une maison de torchis, avec 7 frères de 4 à 12 ans et leur cousin orphelin. Quand le chef de famille fut déporté dans les mines de Potosi et la mère tomba gravement malade, les enfants s’en allèrent par les routes pour demander de l’aide. Engourdis de faim, de fatigue et de froid, ils s’endormirent au bord du chemin, blottis les uns contre les autres pour se tenir chaud. Au petit matin, Inti, le dieu soleil, ne put les séparer, et transforma leurs frêles corps couverts de panchos gris en grandes montagnes. La même tradition raconte que leur mère fut changée à sa mort en Laguna Colorada pour pouvoir les couver du regard pour l’éternité.

Pétroglyphe de la Laguna Colorada

Des pétroglyphes plusieurs fois millénaires sont visibles sur les parois abritées du vent et des intempéries, le long de la Laguna Colorada située juste derrière la petite chaîne des 8 Frères. Cette lagune change de couleur selon la saison, et le niveau de l’eau qui couvre son sol argileux rouge, au plus bas en hiver. En été, il n’est pas rare d’admirer des flamants roses et des canards de la puna. Le lieu désert donne la sensation d’être le premier explorateur à fouler cette contrée depuis les chasseurs cueilleurs qui marquèrent ces roches de signes mystérieux. De petits murets de pierres sèches signalent toutefois les sites principaux, et guident dans ce labyrinthe minéral. Des dessins de condors et de lamas voisinent avec des figures de guerriers et ce que l’on peut supposer être des espagnols à cheval.

Laguna Pozuelos, Réserve de biosphère

Déclarée monument naturel, la Laguna de Pozuelos est située en pleine Puna, à une cinquantaine de kilomètres d’Abra Pampa, au nord de la province de Jujuy, à 3.600 m d’altitude. La réserve protège une riche colonie d’oiseaux aquatiques, qui compte 44 espèces, dont 25.000 flamants roses (trois espèces : flamant chilien, parina grande et parina chica). Ils construisent leur nid sur les berges du lac, qui couvre environ 15.000 hectares.

Casabindo, Fiesta del toreo de la Vincha

Situé sur la route 11, à 55 km au sud-ouest d’Abra Pampa (3.377 m), le village de Casabindo accueille chaque année au 15 août la fête de la vierge Marie, sainte protectrice du lieu. Outre ses vêpres, ses danses, ses processions, cette fête s’est rendue célèbre par sa corrida, symbiose entre tradition catholique et coutumes héritées de la conquête espagnole. Il s’agit de l’unique manifestation taurine en Argentine. L’homme fait face à l’animal sans usage de banderilles. L’acte de bravoure en hommage à la Sainte consiste pour le torero à retirer un bandeau de pièces d’argent posé sur la tête du taureau.

La Quiaca Village

Une pancarte vient rappeler que La Quiaca est le dernier village avant la Bolivie et qu’il se situe à 5.121 km d’Ushuaia! Un pont sur le ravin permet de rejoindre Villazón, dans le pays voisin. Les échanges commerciaux entre les deux localités sont incessants. Mais c’est surtout la route qui mène jusque-là, traversant le haut-plateau depuis la Quebrada de Humahuaca, qui est intéressante. À une quinzaine de kilomètres, le petit village colonial de Yavi est connu pour les peintures rupestres et les pétroglyphes de ses grottes ainsi que pour sa belle église du XVIIe siècle.

Cuesta de Lipan

Sur la route nationale 52, un tronçon de route relie Purmamarca et les Salinas Grandes, avant de continuer vers le Paso de Jama, à la frontière avec le Chili. Cette côte sinueuse et zigzagante compte quelques 17 km, grimpant d’une hauteur de 2.192 m (Purmamarca) jusqu’à une altitude de 4170 m, au lieu dit de el Abra de Potrerillos. Quelques centaines de mètres avant de parvenir au sommet de la route, un mirador permet d’apprécier la vue imprenable.

Abra de Lipan

L’Abra de Lipan domine du haut de ses 4170 mètres l’immensité aride de la puna, entre les Salinas Grandes et Purmamarca. La côte de Lipán grimpe raide, de 2100 à 4100 mètres d’altitude, et offre un panorama à couper le soufflé. Pour prendre toutes ses précautions contre un potentiel mal de l’altitude (parfois nausées et essoufflement), il est recommandé de mâchonner des feuilles de coca, dont les propriétés naturelles conjuguées à l’amertume en bouche font des miracles.

Salinas Grandes

La redoutable côte de Lipán, qui passe d’une altitude de 2.200 à 4.200 m en une trentaine de kilomètres, relie Purmamarca à Salinas Grandes. Ce lac salé, au milieu de la Puna, couvre 12.000 hectares. Un immense désert de sel sur lequel on peut rouler pour aller admirer le travail des ouvriers qui font encore la récolte de sel de manière traditionnelle. Pour compenser leur maigre salaire, ils réalisent des objets en sel qu’ils vendent aux touristes.

Village de Susques

Située sur la route 52, la petite ville de Susques est très ancienne. Nichée à une altitude de 3.886 m, ses origines remontent aux temps des Indiens Atacamas (les Lickan-antay), bien avant que l’empire Inca n’arrive jusqu’au territoire argentin actuel. Les colons espagnols, bien que peu présents sur ces terres trop hostiles, ont édifié dans ce village le plus ancien sanctuaire chrétien de la province de Jujuy. L’église de Nuestra Señora de Belén de Susques fut consacrée en 1598, elle se caractérise par ses murs en adobe et son toit de paille. A l’intérieur, les parois sont ornées de peintures représentant des fleurs et des animaux de la région. Un orgue singulier trône également dans l’église : son clavier exceptionnellement bas oblige l’organiste à jouer à genoux.

Volcan Tuzgle

Haut de 5.530 m, le volcan Tuzgle surplombe la Route nationale 40 non loin de San Antonio de los Cobres. Il offre un point de vue incroyable sur l’Altiplano bordé des sommets enneigés de la Cordillère des Andes Quewar, Cerro Negro, Llullaillaco et Socompa. Il se dresse dans le département de Susques de la province de Jujuy.

Route de La Corniche

La route 9, ou route de La Corniche, offre une superbe alternative à l’autoroute; on y peut profiter des rares forêts situées au Nord de Salta, derniers paysages verdoyants avant les étendues désertiques jujéniennes. Elle traverse les petits villages de Caldera et El Carmen, nichés au cœur de superbes bois de Yungas, forêt tropicale endémique. La vue panoramique de la route permet d’admirer la biodiversité de la vallée, ses petits lacs et les majestueux sommets qui l’entourent.

Paso de Jama

Poste frontière entre l’Argentine et le Chili, le Paso de Jama est l’un des rares points de passage entre les deux pays. La route n°16 est praticable toute l’année, même en cas de neige. C’est un tronçon essentiel des routes qui relient l’océan Atlantique au Pacifique, appelées « couloir bi-océanique pour le développement », le long du Tropique du Capricorne.

El Calilegua

Le parc national El Calilegua a été créé en 1979 pour protéger une partie des Yungas (Jujuy), l’une des biodiversités les plus riches d’Argentine. La forêt pluviale des Yungas s’étage entre 400 et 3.000 m d’altitude. La végétation y est très dense, les rivières et torrents nombreux. Le yaguareté, un jaguar en voie d’extinction, habite encore la forêt, ainsi que le tapir, la chauve-souris, la taruca, un cerf de couleur grise. 400 espèces d’oiseaux ont été répertoriées, dont le toucan, le pic-vert et le colibri. A 3.000 m, à Alto Calilegua, on peut voir les restes de fortifications incas.